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Renouveler la pédagogie avec un enseignement explicite et structuré, instructionniste, vraiment moderne et efficace. Faire connaître et reconnaître le nouveau courant de la Pédagogie Explicite.
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samedi 21 avril 2018
lundi 20 janvier 2014
La Pédagogie Explicite recommandée dans l'éducation prioritaire !
Enfin un motif de grande satisfaction pour les enseignants
explicites !
Le jeudi 16 janvier 2014, les ministres Vincent Peillon et
George-Pau Langevin ont présenté la réforme de l’éducation prioritaire. À cette
occasion, un Référentiel a été établi qui définit 6 priorités pour les réseaux
d’éducation prioritaire, afin de permettre aux enseignants de s’appuyer « sur des repères solides et fiables ».
La première de ces 6 priorités s’intitule : Garantir l’acquisition du « Lire, écrire,
parler » et enseigner plus explicitement les compétences que l’école requiert
pour assurer la maîtrise du socle commun.
Vous avez bien lu : « enseigner plus explicitement » !
Et pour le confirmer, le Référentiel énonce plus loin la
recommandation suivante :
Expliciter les démarches d’apprentissage pour que les élèves comprennent le sens des enseignements
Les objectifs du travail proposé aux élèves sont systématiquement explicités avec eux.
Les procédures efficaces pour apprendre sont explicitées et enseignées aux élèves à tous les niveaux de la scolarité. La pédagogie est axée sur la maîtrise d’un savoir enseigné explicitement (l’élève sait avant de commencer une leçon ce qu’il a vocation à apprendre et il vérifie lui-même après la leçon qu’il a retenu ce qu’il fallait).
L’enseignement est progressif et continu ; la vérification de la compréhension de tous les élèves est régulière.
Enfin !
Nous sommes en plein dans une démarche de Pédagogie
Explicite, et c’est le ministère qui la recommande. Bravo !
Même le Café pédagogique se voit contraint de le reconnaître dans son
commentaire :
« Le plan Peillon est précédé d'un Référentiel pour l'éducation prioritaire qui est en fait une sorte de manifeste pédagogique à travers 6 objectifs. Le premier parle « d'enseigner plus explicitement les compétences que l'École requiert ». Il s'agit d'expliciter les objectifs du travail fait avec les élèves et d'enseigner explicitement aux élèves les « procédures efficaces pour apprendre. L'élève sait ce qu'il a vocation à apprendre et il vérifie lui-même après la leçon qu'il a retenu ce qu'il fallait ». On a là les idées d'un courant pédagogique, hissées ici au niveau de pratique officielle [souligné par moi], ce qui ne manquera pas de poser de questions pour la formation des enseignants. »
En effet, après quarante années de constructivisme
pédagogique, où trouver des formateurs suffisamment compétents pour faire
connaître les pratiques efficaces de l’enseignement explicite ?
Mais à chaque jour suffit sa peine : pour le moment, contentons-nous de savourer ce qu'on peut considérer comme une victoire de la Rébellion explicite sur les Dark Vador du constructivisme et le côté obscur de la Force pédagogique (voir l'illustration de l'article !).
vendredi 15 novembre 2013
Les loupés de l'apprentissage de la lecture
Une très intéressante étude vient de paraître sur l’effet-manuel dans l’apprentissage de la lecture au CP. Cet effet est décrit comme « considérable »,
selon le titre même du rapport de recherche.
Les conclusions tirées de ce travail rejoignent
très exactement ce que les chercheurs en enseignement explicite ne cessent de
dire, sur la base des travaux essentiellement menés en Amérique du Nord.
Mais voici ce que, par ailleurs, nous apprenons :
« L’enquête porte sur les milieux populaires, où
l’échec scolaire est le plus élevé. Un sondage préalable a permis de déterminer
les dispositifs d’apprentissage utilisés dans 215 classes de CP des établissements
en “réseau éclair” (la partie la plus vulnérable des anciennes ZEP) de Paris et
la petite couronne (92, 93, 94). On peut distinguer trois cas de figures :
- 77 % des enseignants ont adopté l’un des 23 manuels de la
méthode mixte recensés dans le sondage ( À
l’École des albums ; Abracadalire ; Bulle ; Chut ! je lis ; Fabulire ; Gaffi ;
Grand large ; Je lis avec Dagobert ; Je lis avec Mona ; Justine ; Lecture tout
terrain ; Max, Jules et leurs copains ; Mika ; Mots d’école ; Pas à page ;
Patati patata ; Pour réussir mon apprentissage de la lecture ; Que d’histoires
; Ratus ; Ribambelle ; Rue des contes ; Taoki ; Un monde à lire) ;
- 19 % des enseignants « bricolent » leurs propres supports
(outils personnels, travail sur fiches et sur textes) ou combinent l’usage de
deux manuels différents ;
- 4 % des enseignants ont adopté la méthode syllabique, que
beaucoup d’entre eux jugent trop rébarbative pour des publics populaires
(manuels utilisés : Léo et Léa ; et Je
lis, j’écris. Un apprentissage culturel et moderne de la lecture). »
Donc près de 80 % des enseignants utilisent une méthode à
départ global et près de 20 % font du bricolage ! Que reste-t-il pour les
méthodes efficaces phono-alphabétiques ? Pratiquement rien…
Et l’on s’étonne que les élèves des quartiers défavorisés
connaissent autant de difficultés scolaires ?
La lecture est la base d’une scolarité réussie. Il faut donc
mettre le paquet sur un apprentissage réussi grâce à des méthodes
efficaces. Quel ministre, quel recteur, quel DASEN, quel IEN le
rappellera à des enseignants dont, selon les termes mêmes de ce rapport, « la
culture professionnelle (…) reste aujourd’hui fortement marquée par la
thématique de la rénovation pédagogique des années 1970/80 », c’est-à-dire
par les démarches inefficaces du constructivisme.
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