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jeudi 9 juin 2022

Éric Zemmour : « Ma lettre aux parents français »

Source : Figaro Vox

En fin d'après-midi, votre enfant rentre de l'école. Vous lui demandez ce qu'il a appris pendant la journée. Et voici ce qu'il vous répond…

« J'ai appris que la France est un pays raciste, colonialiste et islamophobe. C'est un pays qui était autrefois dirigé par des rois catholiques qui étaient des dictateurs. Heureusement, la Révolution leur a coupé la tête. Mais, depuis, les réactionnaires et les extrêmes tentent d'empêcher le progrès. J'ai appris que la chasse, la consommation de viande et toutes les traditions paysannes doivent être interdites pour être remplacées par des éoliennes. J'ai appris que la prospérité est une mauvaise chose, et qu'il faut abolir le commerce pour sauver la planète. J'ai appris que les riches sont coupables de tout. La France est un pays où les patrons réduisent leurs salariés en esclavage. J'ai appris que l'islam est autant une religion française que le christianisme, et que ce sont les parents des immigrés qui se sont battus pour la France en 1914 et l'ont reconstruite après 1945. J'ai appris que les femmes sont les victimes des hommes, qui sont tous des violeurs. J'ai aussi appris que je peux changer de sexe si je veux, parce qu'on ne naît ni fille, ni garçon. »

Vous savez que j'exagère à peine, hélas ! L'enfant que je vous décris, c'est parfois votre enfant. Il croit à toutes ces folies depuis que les idéologues de gauche ont pris le pouvoir dans l'Éducation nationale il y a trente ans. Il y croira encore davantage avec la nomination de Pap Ndiaye au poste de ministre de l'Éducation nationale.

Disons les choses clairement : l'enfant, le vrai, est apolitique. Dieu merci, il s'occupe de sujets enfantins, et il laisse les grands débats aux grandes personnes. Mais cet enfant-là, le vôtre, la gauche n'en veut pas. Elle veut des enfants politisés, robotisés, fanatisés, de petits révolutionnaires comme il y en eut sous tous les régimes totalitaires, aux cerveaux lavés par l'idéologie, des enfants pessimistes, revanchards, prêts à dénoncer leurs parents s'ils ne se soumettent pas à la pensée obligatoire. La gauche veut que vos enfants soient des militants de gauche, voire même d'extrême gauche, des militants antiracistes, immigrationnistes, des écologistes radicaux, “gender fluid” et furieusement anti-Français. Si vos enfants deviennent tout cela, ils ne seront plus vos enfants, et ils ne seront plus des enfants.

D'innombrables parents d'élèves me confient leurs angoisses face à l'enseignement destructeur imposé à leurs enfants. Cette éducation destructrice ne s'opère pas seulement à votre insu : elle se déploie également en opposition à votre famille tout entière, car la gauche hait les liens traditionnels, et elle hait par-dessus tout le plus profond, le plus beau, le plus indispensable de tous : le lien parental et filial. C'est donc à la fois contre votre enfant, contre vous, et contre les relations qui vous unissent, qu'elle mène une lutte sans pitié. La classe politique laisse faire. Pire : dans son immense majorité, elle applaudit et elle encourage cet endoctrinement de ce que vous avez de plus cher, la prunelle de vos yeux, la chair de votre chair, votre raison de vivre, de travailler et d'espérer : vos enfants. En s'attaquant à leurs âmes, elle s'attaque aux vôtres.

Les deux architectes de cette vaste démolition sont aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. Le premier est pressé, il veut tout détruire. Le second est un peu plus patient, il déconstruit. Mais les deux utilisent la même technique : lobotomiser l'enfance française. La nomination de Pap Ndiaye au poste de ministre de l'Éducation nationale en est une preuve terrible. Cet idéologue ne fera aucune concession à vos idées, votre histoire personnelle et nationale. Il va injecter à vos enfants une dose massive de délires gauchistes. Et ne croyez pas que vous réussirez aisément à faire barrage à ce scandale : pendant leur scolarité, les enfants passent bien plus de temps avec leurs professeurs qu'avec leurs parents. Les dégâts psychologiques, culturels et anthropologiques peuvent être irréparables. Vous ne pouvez pas laisser faire. Vous ne devez pas laisser faire. Refusez en bloc, sans la moindre, négociation, sans jamais reculer d'un pas, que votre descendance descende dans ces enfers. Si je suis élu, ma première proposition de loi visera à interdire l'accès de nos écoles à ces idéologues.

Comment faire ? Comment résister ? Comment se lever et tenir bon, face à ce tsunami de mensonges déguisés en savoir ? Si je suis élu, ma première proposition de loi visera à interdire l'accès de nos écoles à ces idéologues. Alors, votez pour la vérité. Votez pour vous et pour vos enfants. Les 550 candidats de Reconquête sont les seuls à livrer cette bataille en votre nom, dans cette campagne électorale, et bientôt à l'Assemblée. Vous pouvez compter sur notre indépendance d'esprit, notre insolence, notre colère et notre espérance, pour porter haut et fort votre exigence de respect. Nous incarnerons votre combativité. Nous serons les avocats de vos enfants. Nous monterons en première ligne, pendant les cinq années de notre mandat, pour libérer vos fils et vos filles des griffes de la gauche.

vendredi 20 mai 2022

Durée des ministres de l'Éducation nationale

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

 

mercredi 5 janvier 2022

Wokisme : Pourquoi la “déconstruction” est devenue une impasse intellectuelle

 Source : Le Figaro

 


Propos recueillis par Eugénie Bastié

 

Un colloque Après la déconstruction : reconstruire les sciences et la culture se tiendra le 7 et 8 janvier 2022 au Collège de philosophie de la Sorbonne, à Paris. Emmanuelle Hénin et Pierre-Henri Tavoillot, coorganisateurs avec Xavier-Laurent Salvador, expliquent les raisons de cette mobilisation inédite d’universitaires français contre un mouvement “déconstructionniste”, dont le wokisme n’est qu’un aspect.

LE FIGARO. - Vous organisez un colloque qui se tient à la Sorbonne le 7 et 8 janvier intitulé : Après la déconstruction : reconstruire les sciences et la culture. Quel en est l’objectif ?

Emmanuelle HÉNIN. - Il y a trois objectifs. Il s’agit d’abord de réunir des universitaires de plusieurs disciplines et de plusieurs pays qui s’accordent à penser que la “déconstruction”, dont le wokisme n’est qu’un des aspects, est devenue une impasse intellectuelle. En effet, ce courant en vient, de plus en plus, à confondre la recherche et le militantisme, la vérité et la morale, la science et l’idéologie. Avec des conséquences graves sur l’enseignement et la recherche : si nous ne faisons rien, nous nous exposons à voir des textes expurgés ou censurés et, à moyen terme, des champs disciplinaires entiers remplacés par les “études culturelles” transversales qui ne reposent pas sur un savoir validé mais sur des préjugés militants. Ainsi, l’université de Princeton a récemment supprimé le latin et le grec du cursus de lettres classiques au prétexte que ces langues charrient des préjugés racistes et pour “ouvrir de nouvelles perspectives”. C’est condamner cette discipline à péricliter rapidement.

Pierre-Henri TAVOILLOT. - Le deuxième objectif consiste donc à élaborer collectivement une définition claire du “déconstructionnisme” parmi la diversité de courants qui s’en réclament - de la pensée décoloniale à la théorie des genres en passant par l’écoféminisme. Ces courants sont eux-mêmes en débat vigoureux et leurs apports scientifiques ne sont pas tous négligeables. Notre hypothèse de travail - qu’il faudra tester - est de considérer que le “déconstructionnisme” ne voit le réel que comme lieu de domination et d’oppression : des femmes par les hommes, du Sud par le Nord occidental, des “racisés” par les Blancs, de la nature par la technique, etc. On comprend pourquoi, à partir de cette grille de lecture, il est urgent de se “réveiller” (woke) et d’annuler (cancel culture), même si, pour cela on doit prendre quelques libertés avec la liberté – y compris académique – de ceux qui sont encore “endormis” !

Le troisième et principal objectif du colloque n’est pourtant pas de déconstruire la “déconstruction”, mais de proposer des horizons de recherche plus constructifs. C’est notre grande attente. Et c’est aussi pour cela que nous avons invité des universitaires de disciplines et d’orientations très différentes. Tous d’accord pour refuser un courant, qu’est-ce qui nous réunit pour envisager autre chose ?

Beaucoup d’intellectuels de gauche voient dans la dénonciation du wokisme une “panique morale” alimentée par les conservateurs. Que répondez-vous à cette objection ?

EH. - Une réponse toute simple : beaucoup de nos conférenciers invités se déclarent eux-mêmes de gauche, mais sans doute d’une autre gauche, celle qui s’affirme républicaine et universaliste.

Ne surestime-t-on pas la puissance de ce mouvement woke ? L’université française ne résiste-t-elle pas mieux que l’université américaine à ces dérives ?

EH. - À la différence des États-Unis et du Canada, la France a une tradition universaliste. C’est pourquoi elle n’est pas contaminée par ce mouvement au même titre que ces pays : nous n’avons pas encore de “safe spaces” ni de “sensitivity readers”, même si certains en réclament. Cependant, depuis deux ans, il ne se passe pas une journée sans qu’on reçoive des annonces de conférences, de colloques ou de postes à pourvoir rédigées dans les termes de cette idéologie. Il y a quelques semaines, un enseignant de Sciences Po Grenoble, déjà cloué au pilori pour avoir émis des doutes quant à la pertinence du concept d’islamophobie, a été suspendu quatre mois pour avoir critiqué le climat d’intimidation qui règne dans cet IEP.

En outre, la préparation épique de ce colloque confirme nos craintes quant aux menaces pesant sur la liberté académique: plusieurs collègues ont renoncé à regret à participer de crainte de voir leur carrière ou celle de leur conjoint brisée ; d’autres se sont désistés pour ménager leur réputation ; certains nous ont accusés de fomenter un complot (pour des motifs tous plus farfelus les uns que les autres) ; d’autres ont tenté de nous disqualifier sur les réseaux sociaux ou dans Libération en brandissant l’éternel épouvantail de l’extrême droite, nous accusant d’être “la honte de l’université” – injure gratuite aux cinquante chercheurs de haut niveau et de tous horizons que nous avons réunis, parmi lesquels Pierre Manent, Jacques Julliard, Nathalie Heinich, Pierre Vermeren et bien d’autres. Enfin, des étudiants de toutes disciplines me confient leur lassitude devant ces thématiques qui leur paraissent déjà rebattues : d’où notre expression, « après la déconstruction ». Le “déconstructionnisme” est déjà un conformisme, une marotte appelée à bientôt devenir ringarde…

Peut-on dire que la pensée de la déconstruction est née en France ? Pouvez-vous retracer la généalogie de cette pensée depuis le postmodernisme jusqu’au mouvement “woke” ?

PHT. - Il y a en fait trois âges de la “déconstruction”, dont les deux premiers sont des étapes majeures. Le premier âge est l’âge critique qui correspond à la philosophie moderne de Descartes à Kant : il a pour but de faire émerger une idée humaine de la vérité à côté des dogmes religieux ou parfois contre eux. C’est l’objet du doute cartésien ; c’est aussi la critique kantienne de la métaphysique. Avec eux, comme le dit Tocqueville, « quelques-uns des dogmes de l’ancienne foi ont été soumis à la raison individuelle ». Le deuxième âge est celui où, à partir de Schopenhauer et Nietzsche, émerge l’idée que le travail critique doit se poursuivre à propos des idées humaines elles-mêmes. Il faut « philosopher avec le marteau », dit Nietzsche, pour détruire les illusoires idoles auxquelles l’homme aime croire : le vrai, le beau, le bon, le juste, le salut… Pourquoi ? Parce que ces idées – ou idoles – sont des masques qui nous empêchent de vivre pleinement (Nietzsche), qui occultent nos conflits intérieurs (Freud), qui cachent des conflits économiques et sociaux (Marx) ou nous éloignent de l’Être (Heidegger).

Le troisième âge commence avec la pensée 68 (Foucault, Derrida, etc.), que la France va exporter aux États-Unis (french theory) avant d’en réimporter les rejetons actuels. Avec lui, les choses se gâtent : la “déconstruction” ne vise plus qu’elle-même. Sa cible : la civilisation démocratique “phallologocentrée”, comme dit Derrida, qui, sous couvert d’émancipation, cacherait une oppression sournoise et d’autant plus implacable. Pour la “déconstruction”, malgré la décolonisation, toujours plus d’exploitation ; malgré le pseudo-féminisme, toujours le même patriarcat ; malgré l’État-providence, toujours la même aliénation des miséreux ; sous l’apparence du développement durable, toujours plus de capitalisme destructeur de la nature. Bref, le vieux mâle blanc producteur est un polyprédateur qui opprime tout ce qui bouge : les femmes, la planète, les migrants, les différences, les “racisés”, les cultures…

EH. - Aujourd’hui, on assiste même à un quatrième âge, correspondant à la “réification de la déconstruction” (Pluckrose), dont l’esprit libertaire a accouché d’une police de la pensée totalitaire. Le refus de toute catégorie et la prétendue “fluidité” universelle ont engendré des catégories plus rigides que jamais, régies par un catéchisme diversitaire et victimaire auquel les États, les tribunaux, les entreprises et bien sûr l’école sont sommés de souscrire.

PHT. - Face à une telle lecture, il est assez aisé d’objecter que la civilisation européenne fut la seule, de toute l’histoire de l’humanité, à abolir l’esclavage, à promouvoir l’émancipation de la femme, à installer des dispositifs inédits de justice sociale, à s’intéresser aux cultures autres, y compris celles des peuples “premiers”, à prendre conscience à vive allure des défis environnementaux. Sans doute la tâche est-elle loin d’être achevée, mais ce n’est certainement pas en détruisant les principes qui ont permis ces acquis qu’on parviendra à avancer dans ces tâches infinies.

Comment expliquer la séduction qu’opèrent les théories de la race et du genre chez une nouvelle génération de chercheurs militants ?

PHT. - Il y a une séduction quasi existentielle dans ces théories qui offrent tout ce qui manque à nos sociétés contemporaines. On s’y sent perdu, seul, impuissant, sans but. Si on s’y sent perdu, c’est que, face à la complexité du monde, on manque de grilles de lecture. Le wokisme en fournit une universelle : tout est domination. Il y a des gentilles victimes et des méchants oppresseurs : c’est clair et net ! Si on s’y sent seul, c’est que l’individualisme a fragilisé les sociabilités d’avant. Contre cela, l’indignation partagée reforge du collectif et de l’identité : je souffre, donc je suis… et, comme disait Nietzsche pour le dénoncer (il aurait d’ailleurs détesté le wokisme), si « je souffre, quelqu’un doit en être responsable ». La mécanique du ressentiment est au cœur de ces théories. Si on s’y sent impuissant, c’est que la démocratie nous avait promis le pouvoir. Or, de toutes parts, je mesure mon incapacité. À l’inverse, par la grâce du militantisme, je retrouve le goût de la lutte. Et, du même coup, un sens substantiel pour ma vie guidée par un combat juste et salvateur. Par où l’on voit que le défi à relever est immense : quelle autre vision du monde pourra proposer tous ces bienfaits ?

EH. - Cette grille de lecture victimaire tend à s’étendre et à se ramifier, en découvrant sans cesse de nouvelles identités correspondant à de nouvelles discriminations : transphobie, grossophobie, handiphobie - non sans susciter des tensions entre sous-groupes de “victimes” (par exemple les féministes universalistes et les féministes intersectionnels, ou entre les homos et les trans). Et paradoxalement, comme le montrent Helen Pluckrose et James Lindsay, le discours militant n’offre aucun remède à la souffrance des personnes, qu’il enferme au contraire dans des identités figées. Il interdit aux émigrés de s’intégrer à leur pays d’accueil (comme en témoignera la journaliste Claire Koç au colloque) ou aux personnes handicapées de se soigner, puisqu’elles sont alors suspectes de succomber aux préjugés “validistes” (sic). Ces nouvelles luttes idéologiques, à l’opposé des luttes sociales du XXe siècle, constituent une fuite en avant contreproductive car elles suscitent la fragmentation du corps social et nourrissent l’agressivité de tous les acteurs.

La deuxième partie du colloque porte sur la reconstruction. Par quoi passe-t-elle selon vous ?

PHT. - Le but du colloque est d’ouvrir le débat ; pas de le clore. Les controverses - même vives - doivent pouvoir avoir lieu sans que l’accusation morale ou la vindicte ne prennent le pas, comme c’est aujourd’hui trop souvent le cas. L’université a été le théâtre, ces derniers temps, de trop d’annulations de conférences pour qu’on ne s’inquiète pas de la situation de la liberté de recherche, des critiques et des pressions qui s’y exercent. On nous dit que l’idéologie a toujours été présente à l’université, hier par le marxisme : certes, mais celui-ci n’était pas endossé par les institutions comme c’est le cas aujourd’hui du “déconstructionnisme”. Même si le gouvernement rejette et veut combattre ces mouvements, on voit qu’il existe des potentats qui agissent en toute impunité, sans aucun contrôle, appliquant par exemple l’écriture inclusive en dépit des consignes du ministre. À partir du moment où le code de l’éducation lui-même prévoit de favoriser une “société inclusive” (modification introduite par Najat Vallaud-Belkacem), cela ouvre la voie, au nom d’une intention louable, à toutes les dérives.

EH. - La reconstruction passe par le rappel des frontières entre la recherche et le militantisme (récemment défendues par Nathalie Heinich), mais aussi par l’insistance sur la transmission de savoirs et l’apprentissage de la rigueur scientifique. Concrètement, lutter contre l’idéologie, c’est éduquer les étudiants à faire usage de distance critique et de liberté d’esprit ; leur apprendre à contextualiser les textes et les événements au lieu de plaquer sur eux une grille uniforme d’interprétation ; enfin, les habituer à se confronter à des idées différentes des leurs. En tant que chercheurs, nous savons que l’on progresse en se remettant toujours en question et c’est cette inquiétude fondamentale de la pensée que nous souhaitons préserver - en quelque sorte, nous voulons sauver l’esprit critique face au dogme des études critiques.

Comment lutter contre la déconstruction à l’université sans être accusé de vouloir mettre en place un contrôle du savoir par l’État ?

PHT. - L’État n’a pas à intervenir dans les débats d’idées ; mais il doit veiller à ce que les pratiques universitaires demeurent conformes à la déontologie. C’est la raison pour laquelle il nous paraît nécessaire de plaider aujourd’hui pour que soient instituées, au sein des universités, en plus des missions “égalité” déployées pour lutter contre les discriminations, des missions “liberté” veillant au respect de la liberté académique. Cela pourrait être un moyen de rappeler que, à l’université comme dans la République, l’égalité ne doit pas menacer la liberté.


*Emmanuelle Hénin est professeur de littérature comparée à la Sorbonne. Pierre-Henri Tavoillot est président du Collège de philosophie.

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