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mardi 27 novembre 2018

Près de 155 milliards d'euros consacrés à l'éducation en 2017 : 6,7 % du PIB (MEN-DEPP)

Auteurs : Mélanie Drégoir et Aline Landreau
Note d'information, n°18.29
11.2018


En 2017, la France a consacré 154,6 milliards d’euros à son système éducatif, soit 6,7 % du PIB. La dépense moyenne pour un élève ou un étudiant est de 8 690 euros. Elle augmente avec le niveau d’enseignement allant de 6 550 euros pour un écolier, 8 710 euros pour un collégien, 11 190 euros pour un lycéen à 11 670 euros pour un étudiant.
L’État est le premier financeur de l’éducation (57,4 %), devant les collectivités territoriales (23,3 %). Alors que les communes et les départements ont tendance à stabiliser leurs dépenses d’éducation depuis 2015, celles des régions augmentent chaque année.



mardi 20 novembre 2018

L’équité dans l’éducation peut-elle favoriser la mobilité sociale ? (OCDE)

OCDE : Pisa à la loupe, n° 89
10.2018



Synthèse :

- La différence moyenne de performance en sciences entre les élèves favorisés sur le plan socio-économique et leurs pairs défavorisés (88 points) équivaut à environ trois années de scolarité ; toutefois, quelque 11 % des élèves défavorisés se situent dans le quartile supérieur de performance dans leur propre pays, en moyenne, dans les pays de l’OCDE ayant participé à l’enquête PISA 2015.

- Dans la plupart des pays, les disparités socio-économiques de performance apparaissent tôt et se creusent avec le temps. Chez les élèves de 10 ans, l’écart de performance en mathématiques imputable au statut socio-économique représente environ deux tiers de celui observé chez les 25-29 ans, en moyenne, dans 12 pays de l’OCDE disposant de données comparables.

- Un niveau élevé de performance chez les élèves défavorisés de 15 ans est une variable prédictive probante de mobilité ascendante sur les plans éducatif et social.


Conclusion :


L’évolution des disparités de performance liées au statut socio-économique, en particulier entre le primaire et le secondaire, souligne le rôle crucial que peuvent jouer l’école, les enseignants et les politiques et pratiques éducatives dans la réduction des écarts et le renforcement de l’égalité des chances pour tous les élèves. La performance des élèves durant la scolarité obligatoire a une incidence non seulement sur leur niveau de formation ultérieur, mais aussi sur leurs débouchés professionnels au début de l’âge adulte. La mise en œuvre de politiques d’éducation axées sur l’équité peut s’avérer l’un des leviers les plus efficaces pour favoriser à long terme une dynamique de mobilité sociale ascendante.