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samedi 20 mai 2017

Durées en jours des ministres de l'Éducation nationale depuis 1968


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mercredi 17 mai 2017

Jean-Michel Blanquer, nouveau ministre de l'Éducation nationale




Les enseignants explicites félicitent le nouveau ministre Jean-Michel Blanquer pour sa nomination à la tête de l’Éducation nationale et saluent en lui un authentique et fidèle soutien de leur courant pédagogique.

L’objectif est d’établir en France une École totalement efficace grâce à une Éducation nationale complètement rénovée.

Nous rejoignons bon nombre des objectifs tracés par Jean-Michel Blanquer dans son dernier livre, L’École de demain, et nous nous tiendrons désormais à ses côtés pour lui permettre de réussir dans la mission qui lui a été confiée.

Bien former les générations montantes est un devoir qui nous est incontournable. Il s’agit d’un enjeu crucial pour le rayonnement culturel, économique, social et scientifique de notre pays.

Après quarante années d’égarements pédagogiques constructivistes, il est grand temps de revenir à une École instructionniste capable d’enseigner de manière solide et durable les connaissances et les habiletés indispensables à tout citoyen éclairé et à tout travailleur compétent.

Pour y parvenir, nous disposons de solutions basées sur des données probantes massives, récentes et incontestables. L’enseignement peut et doit devenir enfin efficace. Cela se fera notamment par la mise en œuvre dans les classes des procédures de la Pédagogie Explicite. Celles-ci permettent déjà à de plus en plus d'élèves de réussir dans leurs apprentissages grâce à des enseignants qui sont des professionnels sérieux, reconnus et respectés.

De fait, l’École de demain commence aujourd’hui.

lundi 15 mai 2017

Un ministre attentif pour une école efficace




par Blanche Lochmann,
présidente de la Société des agrégés
 
Il y a deux sortes de ministres : celui qui, marchant à la tête de ses troupes, les emmène et les guide ou celui qui, les lançant devant lui dans une course désordonnée, leur brise les jarrets.

Les professeurs ont plus souvent subi le deuxième modèle que le premier. Ils méritent un ministre respectueux de leur métier. Car rien ne va s'ils sont maltraités : l'énergie qui leur est nécessaire pour entraîner chaque jour élèves ou étudiants s'altère.

On ne considère pas les professeurs comme des cadres à l'avis éclairé. On ne prête pas attention aux solutions concrètes qui leur permettraient de mieux travailler pour leurs élèves. Les ministres imposent la réforme pour la réforme en dépit de ses effets sur les professeurs, épuisés à force d'injonctions paradoxales.

Le recours à des figures médiatiques, à des commissions ne vaut rien. Ce sont des solutions périmées. Les pompeuses “concertations” aboutissant à des conclusions idéologiques sans rapport avec les problèmes du système éducatif sont condamnées à l'échec.

Le ministre doit donc jouer son rôle d'employeur. Quand il lui plairait de lancer de grands projets à son nom avec force communication, prospectus colorés et images d'enfants rieurs, il doit se confronter à la réalité de l'intendance.

La modernité ne réside pas dans la réforme à marche forcée du contenu des enseignements mais dans une gestion des ressources humaines adaptée. De nombreux postes ne sont pas pourvus au concours, le nombre de démissions s'accroît. On ne peut plus se contenter de laisser partir les professeurs mécontents ou épuisés.

L'administration doit être un soutien pour les professeurs. Il faut mobiliser les ressources informatiques afin que les démarches administratives soient simplifiées et mettre fin aux tâches parasitant l'enseignement. Les qualifications des professeurs (leurs concours) doivent être reconnues. Il faut qu'ils soient accompagnés non contrôlés. Il faut que leur formation soit à la hauteur de leurs besoins et à la mesure de leur niveau intellectuel.


De la capacité du ministre à être en marche sans se dérober devant l'intendance dépendra l'excellence de notre enseignement, de nos étudiants, de nos élèves.

mercredi 3 mai 2017

L'Enseignement Explicite dans les Cahiers pédagogiques !



Surprise ! Le site des Cahiers pédagogiques publie un article non polémique sur l’enseignement explicite (qu'il a souvent assimilé à de l'enseignement traditionnel pour mieux le dénigrer). Pour une fois, celui-ci est même présenté, dans la partie qui le concerne, à peu près tel qu’il est. Jugez plutôt :
« L’enseignement explicite, ou enseignement efficace, trouve ses théoriciens chez Clermont Gautier, Steve Bissonnette et Mario Richard. Ils s’appuient sur des recherches comme le projet Follow Through. Cette démarche correspond à des « méga-analyses » (c’est-à-dire des compilations de méta-analyses) de recherches en sciences humaines de par le monde, dans le but d’augmenter la force de la preuve par des échantillons de plus en plus grands. On trouve également la méga-analyse conduite par John Hattie qui semble aboutir à des résultats similaires.
Ces études font apparaître une forte prépondérance de « l’effet-maitre » sur la réussite des élèves. Elles déconseillent fortement les pratiques qui négligeraient la part de cet effet. En premier chef, les pratiques de types socio-constructivistes.
L’enseignement explicite appartient à la famille pédagogique dite « instructionniste. » Il s’oppose aux pédagogies de la seule découverte, centrées sur l’élève. D’après Gauthier, Bissonnette et Richard (2007), un enseignement explicite se traduit par l’enchaînement de plusieurs étapes :
1/ La mise en situation : la présentation de l’objectif d’apprentissage, la traduction de / l’objectif en résultats attendus, l’activation de ce que savent les élèves, la vérification et, si besoin, l’enseignement des connaissances préalables.
2/ L’expérience d’apprentissage : le modelage (présentation claire de l’objet d’enseignement, par des exemples et des contre-exemples), la pratique guidée (pour vérifier la qualité de la compréhension des élèves sur des tâches semblables au modelage, par questionnement et rétroaction) et la pratique autonome (pour consolider les réussites).
3/ L’objectivation : pour extraire les concepts, les connaissances, les stratégies ou les attitudes essentielles, pour ensuite les mémoriser. »
Cet article s'intitule Constructivisme ou enseignement explicite ?. À lire la présentation des deux pratiques, on s'aperçoit immédiatement de la limpidité de la démarche explicite qui contraste vraiment avec le salmigondis verbeux et pseudo-scientifique qui justifie les pratiques constructivistes.

Dans leur introduction, les auteurs, Pierre Cieutat et Sylvain Connac, disent ceci :
« L’enseignement explicite est parfois présenté en opposition aux théories constructivistes et socio-constructivistes. Cet article présente les liens qui existent entre ces conceptions pédagogiques et didactiques, pour dépasser une opposition stérile et tenter une appréhension globale de l’acte d’enseigner. »
Hélas pour eux, l’Enseignement Explicite est toujours présenté en opposition aux pratiques constructivistes, quelles que soient leurs diverses formes. Les seules exceptions à la règle sont le fait des contrefaçons “explicites” suggérées, entre autres, par le Centre Alain Savary (dont la falsification est d’ailleurs placée en lien dans la partie de l’article intitulée “Pour aller plus loin”, plus loin dans le brouillard et la perdition sans doute).

L’opposition, à la fois théorique et pratique, entre Explicite et constructivisme, que les auteurs jugent « stérile », est en fait ontologique, parfaitement fondée et surtout irréductible. Les constructivistes auront beau tourner la question dans tous les sens, ils n’arriveront pas à surmonter cette antinomie. Sauf à dénaturer l’Explicite (solution de Goigoux qui a eu l’audace de parler d’un hold-up sémantique !) ou à manger son chapeau constructiviste (ce que personne ne semble vouloir faire pour ne pas déroger à l’orthodoxie pédagogique dominante).

Évoquons, par exemple, un seul axe d’opposition radicale, de surcroît majeur : en Enseignement Explicite, la complexité chère aux constructivistes n’arrive qu’au terme des apprentissages – réussis et solides – des connaissances et des habiletés nécessaires à sa résolution. Et non en préalable, comme l’exige l’axiome jamais démontré du constructivisme triomphant.

Si on juge de plus haut, l’opposition fondamentale se joue en fait entre les pratiques pédagogiques qui se fondent sur des données probantes nombreuses, massives et incontestables (comme l’Enseignement Explicite ou l’enseignement réciproque) et les pratiques pédagogiques qui se fondent sur des croyances, une tradition ou une idéologie (le reste, dont le constructivisme).

Cependant, je sais gré aux auteurs du ton dépassionné et – relativement – objectif qu’ils ont adopté dans leur article. C’est tellement rare qu’il le faut souligner. Toutefois, j’observe qu'ils parlent d’Enseignement Explicite sans citer une seule fois Barak Rosenshine qui en est “le père”. Cela devient décidément une habitude malgré nos recommandations. Et bien sûr, aucune mention du site Form@PEx qui aurait pu légitimement figurer dans la partie “Pour aller plus loin”, afin de contrebalancer la seule perspective – frelatée – du Centre Alain Savary.

Mais là, j’ai conscience d’en demander trop…



jeudi 27 avril 2017

Sondage : Le vote des enseignants à l’élection présidentielle de 2017

Ifop pour SOS-Éducation
04.2017


Segment de l’électorat traditionnellement acquis à la gauche, le milieu enseignant (945 000 personnes en 2016) a cette année massivement délaissé le candidat du PS (15 %) au profit d’alternatives politiques voisines comme Emmanuel Macron (38 %) et Jean-Luc Mélenchon (23 %).

L’élection présidentielle de 2017 signe la fin de l’hégémonie du PS sur le vote enseignant

Traditionnel bastion socialiste, le milieu enseignant a fait largement défection à l’ancien ministre de l’Éducation Benoît Hamon : le candidat du PS recueillant à peine 15 % des voix des enseignants cette année, soit trois fois moins qu’en 2012 (46 %). Le Parti socialiste obtient ainsi son plus mauvais score au sein de la profession en l’espace de 15 ans alors même qu’il ne souffrait pas pour une fois de la concurrence d’un candidat écologiste.
Il faut dire que les enseignants s’avèrent opposés aux principales mesures prises par les ministres successifs des gouvernements de François Hollande. Ainsi, 83 % des enseignants se déclarent favorables à l’abrogation de la réforme du collège, au rétablissement des filières bilingues et des options de langues anciennes et 77 % à la suppression ou à l’assouplissement de la réforme des rythmes scolaires (dont 87 % des enseignants en école primaire).

Les enseignants se tournent désormais vers des formations politiques voisines.

Avec 38 % des suffrages des enseignants, Emmanuel Macron confirme quant à lui sa percée dans le monde éducatif, dépassant largement le score que François Bayrou avait pu y obtenir aux scrutins précédents chez les enseignants du primaire et du secondaire (19 % en 2012, 27 % en 2007, 7 % en 2002).
À gauche, la candidature “insoumise” de Jean-Luc Mélenchon a attiré près d’un enseignant sur quatre (24 %) contre 19,6 % chez l’ensemble des Français. À titre de comparaison, le candidat soutenu par le Parti de Gauche et le Parti communiste n’avait obtenu que 10 % des voix des enseignants du primaire et du secondaire en 2012

Tandis qu’une partie de leur vote glisse vers le centre, les enseignants délaissent toujours largement la droite.

Le potentiel électoral des candidats de droite reste quant à lui marginal dans le milieu enseignant. À peine 15,5 % de l’ensemble des enseignants ont voté pour un candidat de droite dont 11 % pour François Fillon, 4 % pour Nicolas Dupont-Aignan, 0,5 % pour François Asselineau. Au total, leur score chez les enseignants du primaire et du secondaire (16 %) est plus faible que celui obtenu par les candidats de la droite libérale ou souverainiste en 2012 (18 %, 5 %), en 2007 (20 %) ou en 2002 (18 %).

Marine Le Pen ne perce toujours pas chez les enseignants. À peine 5 % des professeurs ont voté pour la candidate du FN, soit quatre fois moins que son score chez l’ensemble des électeurs métropolitains (21,5 %). Son score reste en effet marginal, sauf dans les rangs des PLP (11 %) et des enseignants du supérieur (12 %).


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jeudi 20 avril 2017

Bilan social annuel du ministère de l'Éducation nationale - 2015-2016



[D’après un article du Café pédagogique]

Les enseignants français sont mal payés par rapport à leurs homologues des autres pays développés. Eurostat et l'OCDE ont publié des données éclairantes à ce sujet. Si l'on s'en tient à l'Europe, exprimé en euros, 14 pays européens versent un salaire de débutant supérieur au salaire français. Alors que le salaire moyen annuel du professeur des écoles est de 24 724 € en France (2014), on est à :
- 70 450 € au Luxembourg,
- 48 360 € en Norvège,
- 42 891 € en Allemagne,
- 32 225 € aux Pays Bas,
- 31 699 € en Finlande,
- 30 335 € en Belgique,
- 27 754 € en Espagne,
- 25 123 € en Angleterre,
selon Eurostat.

Exprimé par rapport au PIB national ce n'est pas mieux. Le salaire du professeur des écoles français débutant représente 79 % du PIB national. Or chez la plupart de nos voisins, il est supérieur au PIB. C'est le cas en Allemagne (126 %), en Angleterre (100 %), en Espagne (124 %) ou au Portugal (138 %).

L'écart entre les salaires du premier et du second degré reste important. Le salaire net moyen d'un professeur des écoles s'établit à 2221 € contre 2672 € en moyenne pour les enseignants du second degré. Mais de 2014 à 2015 on constate une augmentation de 24 € en moyenne dans le premier degré contre 3 € pour le second.

Un autre élément du rapprochement des carrières apparaît en 2015. Le nombre des enseignants du premier degré accédant à la hors-classe passe de 10 462 à 11 480, soit un bond significatif. Chez les certifiés il est stable avec 8 153 promus.

mardi 11 avril 2017

Géographie de l'École - 2017

Synthèses statistiques  - Statistiques
Édition 2017

Rédactrice en chef  : Cécile Métayer


Comment se répartissent les élèves ? La taille des classes dans les écoles varie-t-elle sur le territoire ? Où l’enseignement privé est-il le moins implanté ? L’espérance d’obtenir le baccalauréat est-elle la même dans toutes les académies ? C’est à ces questions que répond Géographie de l’école, dont c’est la douzième édition. L’ouvrage décrit le système d’éducation et de formation en mettant en lumière les disparités territoriales.

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Trente-neuf fiches thématiques apportent de nombreuses informations, sous forme d’indicateurs cartographiés et de courtes analyses, sur l’environnement économique, social et familial des élèves, le contexte scolaire, les moyens et ressources humaines mis en œuvre ainsi que sur les parcours scolaires et les résultats.