Translate

samedi 21 avril 2018

Recherche : Quels sont les effets de l'enseignement explicite sur les performances en mathématiques des élèves de l'éducation prioritaire ?


Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

mardi 17 avril 2018

Écrire et rédiger - Comment guider les élèves dans leurs apprentissages ?

Dossier de synthèse

CNESCO – Conférence de consensus
Paris – Lycée Jean Zay
14/15.03.2018




Le dossier insiste à de nombreuses reprises sur la nécessité d’un enseignement explicite :

p 4 : « Par ailleurs, pour appliquer les règles de la langue, il faut tout d’abord la comprendre. L’étude de la langue (orthographe, grammaire...), enseignée explicitement, doit donc être pensée dans cet objectif. »

p 13 : « Ainsi, la formation des enseignants du primaire doit les rendre capables d’enseigner explicitement le fonctionnement des différents écrits disciplinaires. »

p 14 : « De plus, les différents types d’écrits qui doivent être utilisés dans les autres disciplines ne font pas toujours l’objet d’un enseignement explicite. »

p 23 : « Les genres (littéraire, journalistique, scientifique...) possèdent, chacun, une forme particulière avec des  caractéristiques  propres et un lexique adapté. Les études ont montré qu’un enseignement explicite de ces différents genres et de leur structure améliorait la qualité des textes produits. »

p 34 : « La complexité de l’orthographe française contraint à un enseignement explicite de la langue. La seule lecture et écoute de la langue ne suffit pas pour apprendre à écrire, car la langue française présente de nombreuses difficultés à l’écrit. »

p 35 : « Suivant le degré de régularité et la fréquence de rencontre des formes orthographiques, elles peuvent être, soit mémorisées au cours de la lecture (plus ou moins rapidement), soit enseignées de façon explicite et systématique. »

p 36 : « Selon les recherches, le déchiffrage des mots permettrait leur mémorisation et  celle de leur orthographe, afin qu’ils puissent être utilisés au moment d’écrire. Pour autant, une lecture attentive ne suffit pas pour un certain nombre de mots qui nécessitent un enseignement explicite. »

dimanche 15 avril 2018

Prévisions d'effectifs d'élèves du premier degré (MEN-DEPP)

La baisse des effectifs amorcée en 2017
devrait se poursuivre jusqu'en 2022

Auteur : Noémie Cavan
Note d'information, n° 18.04
03.2018




Les prévisions d’effectifs d’élèves qui seront scolarisés aux rentrées de 2018 à 2022 reposent sur les évolutions démographiques, déterminant principal des variations attendues, et sur la prise en compte des conséquences des politiques éducatives mises en place.

À la rentrée 2018, les effectifs des écoles publiques et privées (France métropolitaine et DOM) devraient diminuer de 36 200 élèves. En 2019, cette baisse devrait s’accentuer avec 63 700 élèves de moins et s’amplifier jusqu’à la rentrée 2022.

Si à la rentrée 2018, la baisse attendue des effectifs d’élèves devrait concerner majoritairement le niveau préélémentaire, elle se répartira en 2019 sur les niveaux préélémentaire et élémentaire de manière identique. Les effectifs diminueront ensuite de façon importante dans les deux niveaux jusqu’à la rentrée 2022.

1. Évolution des effectifs d'élèves dans le premier degré (en milliers)

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.


2. Effectifs d'élèves dans l'enseignement préélémentaire et l'enseignement élémentaire (en milliers)

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.


3. Prévisions des effectifs d'élèves du premier degré pour 2018 et 2019 *

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.



En 2018, le passage au CP de la génération des enfants nés en 2012 provoque une baisse importante des effectifs en préélémentaire

Après une baisse de 17 200 élèves à la rentrée 2017 (- 0,7 %), les effectifs en préélémentaire devraient à nouveau diminuer aux cinq prochaines rentrées scolaires. La baisse devrait être plus forte à la rentrée 2018 (- 29 900 élèves) et de plus en plus importante jusqu’à la rentrée 2020 (- 36 200 élèves en 2019 puis - 50 600 en 2020). Cette tendance à la baisse s’infléchira ensuite jusqu’à la rentrée 2022 (- 42 000 élèves en 2021 puis - 29 100 en 2022). Ces diminutions d’effectifs s’expliquent en très grande partie par le remplacement des générations : les générations 2015 et 2016 âgées de 3 ans respectivement aux rentrées 2018 et 2019 remplaceront celles de 2012 et 2013, de taille plus importante, âgées de 6 ans, qui quitteront le niveau préélémentaire. La population estimée des enfants âgés de 3 à 5 ans devrait ainsi diminuer de 30 000 à la rentrée 2018 et de 34 700 à celle de 2019.

Au-delà de la démographie, ces prévisions reposent sur des hypothèses de taux de scolarisation. Pour les 3 à 5 ans, les taux sont supposés identiques à ceux de 2017. Quant aux enfants de 2 ans, leur taux de scolarisation oscille autour de 12 % sur les années récentes (il s’établit à 11,7 % à la rentrée 2017). L’hypothèse sur laquelle repose la prévision est celle d’une légère augmentation de la scolarisation à 2 ans qui ramènerait le taux de scolarisation à son niveau de 2016 (11,9 %). En raison du nombre d’enfants de 2 ans de plus en plus faible, le nombre d’élèves de cet âge diminuerait tout de même légèrement à la rentrée 2018 (- 500 élèves).

4. Évolution des effectifs d'élèves dans l'enseignement préélémentaire (en milliers)

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.


5. Évolution de la population

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.



Après une légère baisse à la rentrée 2017, les effectifs en élémentaire devraient encore diminuer jusqu’à la rentrée 2022

Après une hausse continue depuis plusieurs années, les effectifs en élémentaire ont diminué de 7 200 à la rentrée 2017. Le nombre d’élèves à ce niveau devrait encore diminuer de 7 200 élèves à la rentrée 2018 (- 0,2 %) puis de 28 500 élèves à la rentrée 2019 (- 0,7 %). Les effectifs s’établiraient ainsi à 4 203 100 élèves à la rentrée 2018 et à 4 174 700 élèves à celle de 2019. La baisse s’accentuerait ensuite avec des effectifs escomptés de 4 057 500 élèves à la rentrée 2022, niveau le plus bas depuis 2008.

6. Évolution des effectifs d'élèves dans l’enseignement élémentaire (en milliers)

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.


À la rentrée 2018, la génération 2012 qui arrive en cours préparatoire (CP) est de taille proche de la génération 2007 qui quitte le CM2 (+ 2 300 naissances). À la rentrée de 2019, la génération arrivant en élémentaire est de taille plus faible que celle qui le quitte (- 16 900 naissances). Le remplacement des générations est ensuite de plus en plus déficitaire jusqu’à la rentrée 2022 (- 49 200 naissances en 2016 par rapport à 2011).

Les baisses importantes des taux de redoublement depuis la rentrée 2014 et les mouvements migratoires maintenus constants par rapport à ceux de la rentrée 2017 expliquent notamment la baisse de 7 200 élèves attendue à la rentrée 2018.

Au-delà de l’effet très fort de la démographie, les prévisions établies pour le niveau élémentaire s’appuient sur des hypothèses de légère baisse des taux de redoublement à la rentrée 2018 au CP et au CE2 (- 0,1 point pour chacun). Les taux de redoublement en CE1, CM1 et CM2 sont maintenus constants. Les taux de redoublement sont peu modifiés, ceux-ci étant déjà à un niveau bas à la rentrée 2017 (entre 0,2 % au CM1 et au CM2 et 1,1 % au CP).


Les effectifs des unités localisées d’inclusion scolaire devraient continuer à augmenter

À la rentrée 2017, 50 600 élèves sont scolarisés dans des unités localisées d’inclusion scolaire (ULIS-école). Ces classes permettent à des élèves en situation de handicap de bénéficier d’une scolarité inclusive tout en restant dans le milieu scolaire ordinaire. Les prévisions établies pour les prochaines rentrées scolaires reposent sur la progression de la scolarisation de ces élèves. Leurs effectifs continueraient d’augmenter au cours des prochaines rentrées scolaires à un rythme plus modéré qu’en 2017 mais plus soutenu que les années précédentes (+ 1,8 % à partir de 2018 contre + 1,5 % en 2015 et 2016 et + 2,4 % en 2017). Ce sont ainsi 51 600 élèves en situation de handicap qui pourraient être scolarisés dans un établissement du premier degré à la rentrée 2018 puis 52 500 à celle de 2019 et jusqu’à 55 400 à la rentrée 2022.


La part du secteur public devrait se stabiliser autour de 86 %

À la rentrée 2017, 5 842 700 élèves fréquentent des écoles du secteur public, ce qui établit la part de ce secteur à 86,1 %. Comme pour les rentrées précédentes, ce taux devrait globalement peu évoluer aux rentrées 2018 et suivantes ; il s’établirait en préélémentaire à 87,1 %, et en élémentaire à 85,3 % à la rentrée 2018 et à 84,8 % en 2022. Dans le préélémentaire, la répartition entre secteur public et secteur privé est supposée constante par rapport à la rentrée 2017. En élémentaire, les hypothèses retenues font évoluer la part du public sur la tendance observée entre 2016 et 2017.

7. Prévisions des effectifs d’élèves du premier degré (secteur public) pour 2018 et 2019 et part du public (en %) *

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.


Au total, les effectifs du secteur privé (sous et hors contrat) devraient augmenter de 2 600 élèves à la rentrée 2018 et diminuer de 2 200 à celle de 2019. La baisse se poursuivra jusqu’à la rentrée 2022 où le nombre d’élèves scolarisés dans le secteur privé devrait s’établir à 921 000, soit 19 500 élèves de moins qu’à la rentrée 2017. Le secteur public devrait scolariser 38 700 élèves de moins en 2018 puis 61 500 de moins en 2019. À la rentrée 2022, le secteur public devrait compter 316 300 élèves de moins qu’à la rentrée 2017.

Malgré une légère hausse dans le secteur privé à la rentrée 2017, les effectifs en préélémentaire devraient diminuer aux rentrées 2018 à 2022 dans les deux secteurs de scolarisation (- 26 100 pour le secteur public et - 3 800 pour le secteur privé à la rentrée 2018). À la rentrée 2022 en préélémentaire, ce seraient 163 800 élèves de moins qu’à la rentrée 2017 dans le secteur public et 24 000 de moins dans le secteur privé. En élémentaire, les effectifs devraient être en baisse dans le secteur public à ces mêmes rentrées (- 13 500 élèves en 2018 et jusqu’à - 157 000 élèves en 2022 par rapport à 2017). Dans le secteur privé, les effectifs en élémentaire devraient augmenter aux rentrées 2018 à 2020 (+ 6 300 élèves en 2018, + 2 500 en 2019 et + 1 900 en 2020) puis diminuer aux rentrées 2021 et 2022 (respectivement - 1 900 et - 4 700 élèves).

vendredi 13 avril 2018

Baromètre UNSA 2018




Extrait du communiqué de presse :

Les personnels de l’éducation aiment leur métier, mais souhaitent davantage de reconnaissance, ainsi qu’un parcours professionnel plus personnalisé.

Quelles nouveautés cette année ?
Les perspectives de carrière deviennent une priorité majeure. Cette année, ils sont 43,5 % à les citer comme une priorité, en hausse de 5 points.

Quelles sont les constantes des dernières années ?
Le pouvoir d’achat reste la principale priorité. Et si nos collègues aiment toujours beaucoup leur métier (95 %) et sont heureux de l’exercer (80,9 %), ils sont toujours plus d’un sur deux (56 %) à déclarer que leurs conditions de travail ne sont pas bonnes, et 80 % à dire qu’elles ne se sont pas améliorées l’année passée. Ils sont également toujours près d’1 sur 5 à penser changer de métier vers le secteur privé.

La meilleure prise en compte de leurs aspirations s’illustre par la nécessité d’une formation plus personnalisée et par une plus grande reconnaissance de leur engagement professionnel.

70 % sont favorables à ce que leur rémunération tienne compte de leur engagement. Néanmoins, ils sont toujours opposés à une rémunération au mérite individualisée ou qui sanctionnerait des collègues (6 sur 10).



Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

mercredi 11 avril 2018

La résilience des élèves issus de l’immigration (OCDE)

Examens de l’OCDE sur la formation des migrants

Les facteurs qui déterminent le bien-être

OCDE
19.03.2018



Extrait de l'avant-propos :

Les flux migratoires modifient en profondeur la composition des salles de classe. Quels que soient l’histoire et le contexte de chaque pays, les données tirées du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) indiquent que la diversité sociale, culturelle et linguistique est de plus en plus forte. La capacité des sociétés à préserver et à promouvoir la cohésion sociale en présence de flux migratoires importants dépend des moyens dont elles disposent pour intégrer les immigrés.

Si les flux migratoires mettent à rude épreuve les sociétés d’accueil, ils sont également une chance pour les pays confrontés au vieillissement de leur population autochtone et au risque associé de pénurie de main-d’œuvre et de compétences. Des politiques éducatives et sociales efficaces doivent être menées pour réussir l’intégration dans la société des enfants issus de l’immigration et pour tirer parti des effets positifs que peut offrir ce phénomène. Les systèmes éducatifs déterminent la capacité des immigrés à entrer le moment venu sur les marchés du travail des pays d’accueil, à cotiser aux régimes de protection sociale et à avoir le sentiment d’être des membres à part entière de la société. La part croissante d’enfants parmi les personnes qui fuient les conflits a imposé un réexamen de la façon d’intégrer au mieux les enfants nés à l’étranger dans leur société d’accueil. Ce processus est particulièrement important compte tenu de la forte probabilité qu’un grand nombre de jeunes issus de l’immigration s’installent de façon permanente dans leur pays de destination.

L’éducation aide les immigrés à acquérir des compétences et à participer à l’économie de leur pays d’accueil ; elle favorise aussi leur bien-être social et émotionnel et les encourage à prendre part à la vie sociale et citoyenne à l’échelon local – et, ce faisant, facilite leur intégration. Mais il est très difficile de s’assurer que les élèves issus de l’immigration obtiennent des résultats positifs sur le plan du bien-être, parce qu’ils sont nombreux, issus de l’immigration ou d’origine mixte, à devoir surmonter les difficultés liées au déracinement, à une situation socio-économique défavorisée, à la barrière de la langue et au processus de construction identitaire, lesquelles surviennent toutes en même temps.

Le présent rapport est le premier du genre, parce qu’il examine la résilience globale des élèves issus de l’immigration, notamment sur les plans scolaire, social et émotionnel, au moment où ils rentrent dans le système éducatif. Il s’appuie sur des données du PISA et de l’Enquête Sociale Européenne (ESE) pour recenser à la fois les facteurs de risque qui nuisent à la bonne intégration des élèves issus de l’immigration et les facteurs de protection qui permettent à ces élèves de s’épanouir. Le rapport décrit dans le détail les réalités très diverses qui apparaissent à mesure que le visage et la nature des migrations internationales évoluent. Il explique le rôle déterminant que jouent les paramètres sociaux et institutionnels en rendant les élèves issus de l’immigration moins vulnérables aux difficultés qui jalonnent leur parcours, et la façon dont les systèmes éducatifs devraient par conséquent être tenus responsables des possibilités qu’ils offrent aux élèves pour surmonter l’adversité.

La diversité croissante qui découle des migrations internationales est un atout majeur pour les systèmes éducatifs, car elle oblige les enseignants à repenser leurs approches pédagogiques et leurs méthodes d’enseignement pour répondre aux besoins de classes plurielles. Les enseignants seront ainsi mieux armés pour accompagner chaque élève individuellement, qu’il soit issu ou non de l’immigration. Dans le même temps, sans soutien approprié, les enseignants et les éducateurs pourraient ne pas parvenir à s’adapter, ce dont pâtiraient l’ensemble des élèves.

lundi 9 avril 2018

Écarts de performances des élèves selon le sexe – Que nous apprennent les évaluations de la DEPP ?

Auteurs :  Léa Chabanon et Claire Steinmetz
Éducation et formations, n° 96
03.2018





Présentation :

Les dispositifs d’évaluations des acquis des élèves mis en œuvre par la DEPP permettent de disposer d’un recul historique et d’une étendue suffisamment importante pour mettre en lumière les écarts de performances entre filles et garçons au fil de leur parcours scolaire tout en distinguant les disciplines. Cet article vise à produire un état des lieux sur le sujet à partir des données d’évaluations disponibles. Pour cela, nous avons répertorié et standardisé l’ensemble des écarts de performances entre filles et garçons constatés à chacune des évaluations menées par la DEPP depuis le début des années 2000 et même parfois avant.

Cette synthèse révèle que les écarts de compétences selon le sexe sont beaucoup plus marqués en français qu’en mathématiques, et ce tout au long de la scolarité. Les écarts en mathématiques ainsi qu’en sciences expérimentales, en faveur des garçons, ont tendance à se stabiliser au collège. À l’inverse, les écarts sont importants en français en faveur des filles dès l’école primaire et n’ont pas tendance à se réduire dans le secondaire. Il en va de même pour les résultats observés en langues vivantes. Enfin, en histoire-géographie, les performances selon le sexe sont comparables à l’école, mais deviennent en faveur des garçons en fin de collège.

samedi 7 avril 2018

L'école maternelle française n'est plus un modèle

Un nouvel âge pour l'école maternelle ?

Auteurs : Daniel Agacinski et Catherine Collombet
France Stratégie, 03.2018




Extrait :

Une littérature internationale abondante montre les effets positifs pour le développement des enfants d’un taux d’encadrement plus élevé — donc avec moins d’enfants par professionnel — ou d’une taille des classes moindre dans l’enseignement préscolaire. De tels ratios améliorent la qualité des interactions entre professionnels et enfants, au niveau individuel comme collectif. Ils permettent aux professionnels de nouer des relations plus personnalisées avec les enfants, alors qu’un taux d’encadrement faible induit une communication basée sur les routines et les restrictions. Des résultats similaires sont observés dans l’enseignement primaire, le bénéfice de classes à effectifs plus réduits apparaissant plus grand pour les enfants issus de milieux défavorisés. De nombreux travaux de recherche établissent un lien entre le taux d’encadrement et la « qualité » de l’éducation préscolaire, mesurée par la qualité des processus et les résultats des enfants. En outre, un taux d’encadrement élevé a un effet favorable sur le bien-être des enfants et sur leur capacité à coopérer entre eux. Enfin, les travaux relèvent une association significative entre la petite taille des classes et les résultats ultérieurs au collège ou l’accès à l’université.


Cliquer sur l'image pour l'agrandir.


Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

jeudi 5 avril 2018

mardi 3 avril 2018

Résolution collaborative de problèmes (OCDE)

OCDE : Pisa à la loupe, n° 78
11.2017





Performance des élèves en résolution collaborative de problèmes

- Les élèves de Singapour obtiennent un meilleur score en résolution collaborative de problèmes que ceux de tous les autres pays et économies participants ; les élèves du Japon arrivent en deuxième position.

- En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 28 % des élèves ne sont capables de résoudre que des problèmes simples de collaboration, si tant est qu’ils y parviennent. À l’inverse, en Corée, en Estonie, à Hong-Kong (Chine), au Japon, à Macao (Chine) et à Singapour, moins d’un élève sur six est peu performant en résolution collaborative de problèmes.

- Dans les pays de l’OCDE, 8 % des élèves se classent parmi les plus performants en résolution collaborative de problèmes : ils sont capables de rester conscients des dynamiques de groupe, de s’assurer que les membres du groupe agissent conformément aux rôles qui leur ont été confiés, et de résoudre les désaccords et les conflits tout en identifiant les cheminements efficaces et en suivant les progrès accomplis sur la voie de la solution. 

- Une relation positive existe entre la performance en résolution collaborative de problèmes et celle dans les principaux domaines d’évaluation PISA (sciences, compréhension de l’écrit et mathématiques) ; elle est toutefois moins marquée que celle observée entre ces trois autres domaines. 

- En Australie, en Corée, aux États-Unis, au Japon et en Nouvelle-Zélande, les élèves obtiennent en résolution collaborative de problèmes des résultats largement supérieurs à ceux que l’on pourrait escompter sur la base de leurs scores en sciences, en compréhension de l’écrit et en mathématiques.


Caractéristiques démographiques des élèves et résolution collaborative de problèmes

- Les filles devancent les garçons de façon significative en résolution collaborative de problèmes dans tous les pays et économies ayant participé à l’évaluation : en moyenne, dans les pays de l’OCDE, elles obtiennent un score supérieur de 29 points. Les écarts les plus marqués (plus de 40 points) s’observent en Australie, en Finlande, en Lettonie, en Nouvelle-Zélande et en Suède, et les plus ténus (moins de 10 points), en Colombie, au Costa Rica et au Pérou. Ces résultats contrastent avec ceux de l’évaluation PISA 2012 de la résolution individuelle de problèmes, où les garçons devançaient généralement les filles.     

- Une relation positive s’observe entre la performance en résolution collaborative de problèmes et le profil socio-économique des élèves et des établissements, bien qu’elle soit moins marquée que celle entre le profil socio-économique et la performance dans les trois principaux domaines d’évaluation PISA. 

- Aucune différence de performance statistiquement significative ne s’observe entre les élèves favorisés et leurs pairs défavorisés, ou entre les élèves issus de l’immigration et leurs pairs autochtones, après contrôle de la performance en sciences, en compréhension de l’écrit et en mathématiques. Les filles continuent toutefois de devancer les garçons de 25 points après contrôle de la performance dans les trois principaux domaines d’évaluation PISA.


Attitudes des élèves à l’égard de la collaboration

- Les élèves de tous les pays et économies font en général preuve d’attitudes positives à l’égard de la collaboration. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, plus de 85 % des élèves se disent d’accord avec les affirmations « j’ai le sens de l’écoute », « j’aime voir mes camarades de classe réussir », « je tiens compte de ce qui intéresse les autres », « j’aime prendre en considération différentes perspectives » et « j’aime travailler en collaboration avec des camarades ».

- Dans la quasi-totalité des pays et économies, les filles tendent à valoriser davantage le relationnel que les garçons : elles se disent plus souvent d’accord qu’eux avec les affirmations « j’ai le sens de l’écoute », « j’aime voir mes camarades de classe réussir », « je tiens compte de ce qui intéresse les autres » et « j’aime prendre en considération différentes perspectives ».

- Dans la majorité des pays et économies, les garçons tendent à valoriser davantage le travail en équipe que les filles : ils se disent plus souvent d’accord qu’elles avec les affirmations « je préfère travailler en groupe plutôt que seul(e) », « je trouve que les décisions prises en groupe sont meilleures que celles prises individuellement », « je trouve que le travail en groupe augmente mes propres compétences » et « j’aime travailler en collaboration avec des camarades ».

- Dans la quasi-totalité des pays et économies, les élèves favorisés tendent à valoriser davantage le relationnel que leurs pairs défavorisés, tandis que dans la plupart des pays et économies, les élèves défavorisés tendent à valoriser davantage le travail en équipe que leurs pairs favorisés.

- Après contrôle de la performance dans les trois principaux domaines d’évaluation PISA, du sexe et du statut socio-économique, plus les élèves valorisent le relationnel, meilleurs sont leurs résultats en résolution collaborative de problèmes. Une relation similaire s’observe avec la valorisation du travail en équipe.