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mercredi 21 mars 2018

Les élèves sont-ils heureux ? Résultats du PISA 2015 : Le bien-être des élèves (OCDE)

OCDE : Pisa à la loupe, n° 71
06.2017



La réussite scolaire et la satisfaction à l’égard de la vie

- En moyenne, dans les pays de l’OCDE, les élèves de 15 ans sont satisfaits de la vie qu’ils mènent : ils choisissent un niveau de 7.3 sur une échelle de satisfaction à l’égard de la vie allant de 0 à 10. Toutefois, environ 12 % des élèves, en moyenne, ne sont pas satisfaits de leur vie et se placent à un niveau inférieur ou égal à 4 sur cette même échelle. 

- Les filles et les élèves défavorisés sont moins susceptibles que les garçons et les élèves favorisés de faire part de niveaux élevés de satisfaction à l’égard de la vie.

- Les élèves les plus performants sont seulement légèrement plus satisfaits de leur vie que les élèves moyennement performants. On n’observe aucune relation manifeste entre le temps consacré à l’étude et la satisfaction à l’égard de la vie. 

- Environ 64 % de filles et 47 % de garçons disent se sentir très angoissés même s’ils sont bien préparés pour un contrôle. Il existe une relation négative entre l’anxiété liée au travail scolaire et la performance des élèves à l’école ainsi que leur satisfaction à l’égard de la vie.

- Les filles sont plus susceptibles que les garçons de déclarer vouloir être parmi les meilleurs élèves de leur classe et pouvoir choisir parmi les meilleures opportunités possibles après avoir obtenu leur diplôme. Les garçons sont toutefois plus susceptibles que les filles d’affirmer leur ambition.  

- En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 44 % des élèves de 15 ans comptent obtenir un diplôme universitaire. En Colombie, en Corée, aux États-Unis et au Qatar, plus de trois élèves sur quatre se disent dans ce cas. En moyenne, les élèves défavorisés sont 2.5 fois moins susceptibles (soit un écart de 40 points de pourcentage) que leurs pairs favorisés de compter obtenir un diplôme universitaire.


La vie sociale des élèves à l’école

- Dans 67 pays et économies, la majorité des élèves font part d’un sentiment d’appartenance à leur communauté scolaire. Dans de nombreux pays, toutefois, les élèves défavorisés et les élèves immigrés de la première génération sont moins susceptibles que leurs pairs d’exprimer un sentiment d’appartenance à leur établissement. 

- En moyenne dans les pays de l’OCDE, et dans de nombreux pays et économies partenaires, le sentiment d’appartenance des élèves à l’école s’est affaibli entre 2003 et 2015.

- Un élève sur cinq affirme faire l’objet d’une forme ou une autre de traitement injuste de la part de ses enseignants (punition sévère, ou sentiment d’être insulté ou ridiculisé devant les autres) au moins quelques fois par mois.

- Dans les pays de l’OCDE, quelque 4 % des élèves (soit environ un élève par classe) déclarent être frappés ou bousculés par d’autres élèves au moins quelques fois par mois, et 8 %, quelques fois par an. Environ 11 % des élèves indiquent faire l’objet au moins quelques fois par mois de moqueries de la part d’autres élèves, et 8 %, de mauvaises rumeurs.

- Si les filles sont moins susceptibles que les garçons de subir des agressions physiques, elles sont néanmoins plus susceptibles qu’eux de faire l’objet de mauvaises rumeurs.

- La prévalence du harcèlement est moindre dans les établissements où les élèves font part d’un meilleur climat de discipline en classe et où ils ont le sentiment que leurs enseignants se comportent de façon équitable.

- En moyenne, dans les pays de l’OCDE, les élèves fréquentant des établissements où la prévalence du harcèlement est élevée, selon les normes internationales, obtiennent en sciences un score inférieur de 47 points à celui des élèves scolarisés dans des établissements où la prévalence du harcèlement est moindre. Après contrôle du profil socio-économique des établissements, cet écart s’établit à 25 points de score.

- Les élèves faisant l’objet d’actes de harcèlement fréquents sont plus susceptibles d’indiquer que leurs parents ne les aident pas lorsqu’ils rencontrent des difficultés à l’école que les élèves ne subissant pas fréquemment ce type d’agressions.


Les parents et l’environnement familial

- En moyenne, dans 18 pays et économies, 82 % des parents indiquent prendre le repas principal à table avec leur enfant, 70 %, passer du temps simplement à parler avec leur enfant, et 52 %, discuter avec leur enfant de la qualité de son travail scolaire chaque jour ou presque chaque jour. Les élèves dont les parents entreprennent ce type d’activités au moins une fois par semaine obtiennent de meilleurs scores à l’évaluation PISA de sciences et sont plus susceptibles de se dire très satisfaits de leur vie.

- Les parents citent les raisons suivantes comme les obstacles les plus courants à leur participation aux activités scolaires : « Je ne pouvais pas quitter mon travail » (36 % des parents) ; « Les heures des réunions ne me convenaient pas » (33 % des parents) ; et « J’ignorais que je pouvais participer à des activités de l’établissement » (17 % des parents).

- La satisfaction d’un élève à l’égard de la vie est liée à son statut relatif au sein de son établissement, tel que mesuré par la différence entre son niveau de richesse et celui des autres élèves de l’établissement. 

- Les enfants dont les parents exercent une profession manuelle nourrissent des aspirations scolaires et professionnelles plus élevées lorsqu’ils fréquentent un établissement accueillant un pourcentage important d’enfants dont les parents exercent une profession intellectuelle.


À quoi les élèves consacrent-ils leur temps en dehors de l’école ?

- Dans les pays de l’OCDE, environ 6.6 % des élèves ne pratiquent aucune forme d’activité physique modérée ou intense en dehors du cadre scolaire, et la proportion d’élèves inactifs est supérieure de 1.8 point de pourcentage chez les filles que chez les garçons. Les élèves pratiquant une activité physique sont moins susceptibles que ceux qui n’en pratiquent aucune en dehors du cadre scolaire de sécher des cours, de se sentir comme des étrangers à l’école, de se sentir très angoissés vis-à-vis du travail scolaire ou de subir des actes de harcèlement fréquents. 

- Les élèves faisant plus d’éducation physique à l’école sont également plus susceptibles de pratiquer une activité physique en dehors du cadre scolaire.

- Il existe une relation positive entre le fait, pour les adolescents, de dîner régulièrement et leur satisfaction à l’égard de la vie, en particulier chez les filles. 

- En moyenne, dans les pays de l’OCDE, environ 23 % des élèves indiquent faire un travail pour lequel ils sont payés, et 73 %, effectuer des tâches ménagères avant ou après l’école. Les garçons sont plus nombreux que les filles à travailler contre rémunération, mais moins nombreux qu’elles à effectuer des tâches ménagères non payées.

- Les élèves faisant un travail pour lequel ils sont payés sont plus susceptibles que ceux qui ne le font pas de déclarer se sentir comme des étrangers à l’école, avoir de faibles attentes par rapport à la poursuite de leurs études, arriver en retard à l’école et sécher des cours.

- En moyenne, dans les pays de l’OCDE, les élèves passent plus de deux heures sur Internet après l’école un jour de semaine ordinaire, et plus de trois heures un jour de weekend ordinaire. Entre 2012 et 2015, le temps passé sur Internet en dehors de l’école a augmenté de 40 minutes par jour, que ce soit durant la semaine ou le weekend.   
  
- Les élèves passant plus de six heures sur Internet en dehors de l’école par jour en semaine ordinaire sont plus susceptibles que ceux y consacrant moins de temps de déclarer être peu satisfaits de leur vie ou se sentir seuls à l’école ; ils sont par ailleurs moins performants dans les différentes matières évaluées par l’enquête PISA.


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