Translate

jeudi 14 juillet 2016

Baromètre UNSA : Le malaise des enseignants ne baisse pas

4e Baromètre UNSA
23.06.2016




D'après un article du Café pédagogique

Le Baromètre 2016 publié le 23 juin par l'UNSA-Éducation révèle un mécontentement reste profond chez les enseignants. Cette enquête massive portant sur 25 490 salariés dont 12 000 enseignants du secteur éducatif, montre qu'une large majorité des enseignants reste hostile aux réformes et que les mesures salariales annoncées n'ont pas eu d'effet majeur.

Les points les plus positifs restent les mêmes. Les enseignants, comme les cadres (inspecteurs, personnels de direction), aiment leur métier. La cote d'amour est massive : 94 % des professeurs des écoles, 92 % des enseignants du Second degré, un taux équivalent chez les cadres. Ils sont heureux de l'exercer pour 4 professeurs des écoles sur cinq et 3 professeurs du secondaire sur quatre. Les cadres trouvent très majoritairement (9 sur dix) que leur mission a du sens, un sentiment ressenti majoritairement aussi chez les enseignants même si un enseignant du secondaire sur trois ne s'y retrouve plus.

Une fois cela posé, le Baromètre bascule dans le négatif. La politique gouvernementale et ses réformes sont très majoritairement rejetées. Seulement 22 % des professeurs des écoles et 21 % des enseignants du Secondaire se déclarent en accord avec la politique éducative gouvernementale. C'est pratiquement le taux de 2015. Seulement 11 et 13 % de ces enseignants estiment que leur situation s'est améliorée cette année, un taux là aussi identique. Seulement un enseignant sur trois se sent reconnu dans son métier. Un taux faible même s'il s'est un peu amélioré chez les PE.

Voyons comment les mesures salariales positives annoncées par le gouvernement sont ressenties. Seulement un professeur sur cinq juge sa carrière satisfaisante. 87 % des professeurs des écoles et 82 % des enseignants du Secondaire jugent leur rémunération insuffisante. Le pouvoir d'achat reste la préoccupation numéro 1 des enseignants (58 et 57 % des enseignants). Vient ensuite la charge de travail, puis la carrière, la formation en enfin les relations hiérarchiques.

L'insatisfaction des relations hiérarchiques semble partagée par les cadres. Si 20 % des enseignants les signalent dans les choses à améliorer c'est aussi le cas de d'un IEN  et un personnel de direction sur trois, un IPR sur sept.

Car la nouveauté de cette édition c'est de montrer une tension chez les cadres. Deux sur trois se plaint de sa charge de travail (c'est plus que les enseignants), un sur deux de son pouvoir d'achat.












Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires reçus n’ont pas tous vocation à être publiés.
Étant directeur de publication de ce blog, seuls les textes qui présentent un intérêt à mes yeux seront retenus.