Translate

vendredi 13 mai 2016

Rapport annuel 2014 sur les transitions entre ordres d'enseignement au sein du système éducatif (IGEN-IGAENR)

Rapport conjoint IGEN / IGAENR – 2014





Le rapport annuel 2014 des deux inspections générales a pour la première fois une forme nouvelle puisqu'il est de nature thématique et consacré aux transitions entre ordres d'enseignement au sein de notre système éducatif. Ce rapport consiste à la fois en une synthèse de travaux des inspections générales et une interprétation, à nouveaux frais, de l'évolution qu'il a été possible d'observer dans le traitement des transitions entre les degrés d'enseignement, telles qu'elles existent et qu'elles sont assumées par le système éducatif depuis une quinzaine d'années.



Extrait (pp 36-37) :
Depuis les réformes des années soixante, le système éducatif, confronté à la généralisation de la scolarisation secondaire, a progressivement permis à la plupart des élèves quittant l’école primaire (environ 80 %) de suivre avec profit un enseignement de   type second degré. Mais 20 % des élèves connaissent des difficultés de nature et de degré différents. Depuis 25 ans, l’école primaire s’attache à travailler sur cette population difficile et progresse lentement. Différentes mesures sont également mises en place au collège, en SEGPA particulièrement. À l’issue de la scolarité, ce sont environ 10 % des élèves en grande difficulté qui abordent leur vie d’adulte sans une maîtrise suffisante de l’écrit (d’après les sorties sans qualification et les résultats des journées d’appel pour la défense), la moitié d’entre eux étant proches de l’illettrisme.
L’analyse des 20 % d’élèves en difficulté à l’école primaire révèle plusieurs catégories de difficultés :
− des difficultés très sérieuses et durables (les dyslexies et dysphasies ; les déficiences intellectuelles ; les situations psychosociales graves) : les élèves souffrant de ces déficits pourraient constituer 10 à 11 % de cette population. Seules des mesures individuelles, mettant en jeu le ministère de la santé, peuvent atténuer les difficultés observées ;
− des difficultés de parcours qui font qu’un élève à un moment décisif de la scolarité a été handicapé pour des raisons qui tiennent à lui-même, à sa famille ou à l’école ; on doit ici relever la surreprésentation parmi les élèves en difficulté des enfants (garçons en particulier) nés en fin d’année civile et qui arrivent au cours préparatoire avant même d’avoir six ans. Les différences entre les élèves sont d’autant plus marquées que l’on se situe tôt dans la scolarité. Dans toutes ces situations, une amélioration des dispositifs de différenciation est indispensable ;
− des difficultés de type culturel : les enfants dont la culture familiale ou la langue familiale sont très éloignées de l’école et qui ne peuvent accéder aux apprentissages de base qu’avec des mesures compensatoires.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires reçus n’ont pas tous vocation à être publiés.
Étant directeur de publication de ce blog, seuls les textes qui présentent un intérêt à mes yeux seront retenus.