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mercredi 30 mars 2016

Enquête auprès des parents sur la réforme des rythmes scolaires

UNAF
12.2015



Résultats clés de l’enquête

63 % des enfants participent aux nouvelles activités périscolaires (NAP). Les autres n’y participent pas, soit pour rentrer plus tôt à la maison (23 %) soit parce que les activités sont jugées peu intéressantes (23 %).

Parmi eux, 76 % des enfants ont fait des activités artistiques et culturelles (théâtre, cinéma, sculpture…) et 74 % des activités sportives (football, tennis, volley…).

Dans 34 % des cas, les activités proposées à l’école sont payantes.

77 % des enfants apprécient toutes ou certaines activités proposées.

53 % des parents jugent que le personnel qui encadre les NAP est plutôt compétent.

69 % des parents ont l’impression que la réforme a un effet négatif sur le bien-être de leurs enfants, une perception qui s’améliore cependant quand les enfants apprécient les activités périscolaires.

79 % des parents interrogés jugent que la réforme a eu un impact sur l’organisation de leur vie familiale (qu’ils jugent à 87 % négatif).

62 % des parents déclarent avoir changé leur organisation professionnelle du fait de la réforme.


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Conclusion

Chaque réforme apporte son lot de changement… reste à savoir si les familles vont pouvoir adapter leurs organisations familiales et professionnelles à ces nouveaux rythmes scolaires et intégrer ses conséquences financières. Pour l’UNAF, ce sondage conduit à plusieurs pistes d’action :

Les établissements scolaires et les communes doivent trouver des aménagements pour mieux fluidifier les différents temps des enfants. Ils doivent améliorer la communication auprès des parents et insister sur l’intérêt pour l’ensemble des enfants de bénéficier de ces nouvelles activités.

Un point essentiel concerne aussi l’impact négatif de la réforme en termes d’organisation et de conciliation vie familiale / vie professionnelle. Les entreprises ont ici un rôle à jouer pour mieux prendre en compte la parentalité et les contraintes des parents de jeunes enfants. Les temps partiels organisés en fonction des rythmes des enfants peuvent nécessiter d’être revus.

Enfin, ce sondage témoigne que certains enfants ne participent pas aux activités périscolaires car ils n’en n’ont pas la possibilité soit parce qu’elles ne sont pas organisées dans leur école, soit parce qu’il n’y a pas assez de places, soit parce qu’elles sont incompatibles avec les transports scolaires... Il y a aussi des familles qui n’inscrivent pas les enfants à ces activités parce que les activités sont payantes et / ou parce que, ne travaillant pas, ils sont disponibles pour aller chercher leurs enfants plus tôt. Les communes en charge de l’organisation de ces activités doivent donc veiller à une offre qui puissent effectivement inclurent tous les enfants, quelle que soit leur situation. Le coût pour les familles ne doit pas constituer un frein à la participation et si les activités doivent être payantes, elles doivent être soumises au quotient familial, ce qui n’est pas toujours le cas.

Enfin, un certain nombre de parents font état de relations plus distantes avec les enseignants et les autres parents d’élèves depuis cette réforme. Il paraîtrait important, quand les activités périscolaires sont en fin de journée et sur 3 ou 4 jours, que les enseignants puissent aménager des moments de rencontres avec les parents, soit en étant parfois présents lors des sorties d’école à 16h30, soit le matin avant le début de la classe.

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