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jeudi 25 février 2016

La dépense par élève en France et dans l'OCDE (MEN-DEPP)





Année 2012

Auteur : Marguerite Rudolf
Note d'information, n° 05
02.2016

En 2012, le coût théorique du parcours d’un élève entre le début de sa scolarité obligatoire et la fin de ses études secondaires en France est dans la moyenne de l’OCDE. Il est inégalement réparti entre le primaire et le secondaire. La France dépense moins que la moyenne de l’OCDE pour le parcours d’un élève dans le primaire, et plus pour un élève pendant la durée des études secondaires. La dépense pour un parcours dans l’enseignement supérieur est un peu plus élevée en France que dans la moyenne de l’OCDE.

L’infographie

Dépenses cumulées par élève des établissements d'enseignement sur la durée théorique des études primaires et secondaires en 2012

En équivalents USD ($ppa) convertis sur la base des ppa pour le PIB



En tenant compte des coûts annuels par élève et de la durée de chaque cycle, on peut calculer pour chaque pays le coût moyen d’une scolarité théorique dans chaque cycle de formation. Un parcours du primaire au secondaire coûte 111 470 $ppa pour la moyenne des pays de l’OCDE. La Norvège se détache nettement des autres pays par son niveau élevé de dépense cumulée (174 960 $ppa), suivie du Danemark (142 390 $ppa) et des États-Unis (140 920 $ppa). La France (112 620 $ppa) se situe dans une zone proche de la moyenne de l’OCDE, aux côtés de la Finlande et du Japon. En fin de classement, on trouve la Corée du Sud (94 350 $ppa) qui dépense presque moitié moins que la Norvège.


L’essentiel

La dépense annuelle pour un élève ou un étudiant en France s’élève à 10 450 $ppa en 2012, au-dessus de la moyenne de l’OCDE (10 220 $ppa). Les disparités entre pays sont importantes : la dépense annuelle par élève ou étudiant en Norvège (15 500 $ppa) est ainsi presque deux fois plus élevée qu’en Italie (8 740 $ppa).
Les dépenses d’éducation relatives aux parcours individuels dans l’enseignement scolaire ou supérieur dépendent, d’une part des niveaux de dépenses annuelles par élève dans chaque cycle, et d’autre part de la durée des parcours considérés.
En France, non seulement la scolarité primaire est plus courte que dans la plupart des pays (5 ans au lieu de 6) mais le coût annuel moyen d’un élève est également plus bas (7 010 $ppa) que dans la moyenne de l’OCDE (8 250 $ppa). La France dépense donc nettement moins que la moyenne de l’OCDE (- 29 %) pour le parcours d’un élève dans le primaire.
Dans le secondaire, la scolarité théorique est en France plus longue que dans la majorité des pays de l’OCDE (7 ans au lieu de 6) et la dépense annuelle par élève y est plus importante (11 050 $ppa contre 9 520 $ppa pour l’OCDE). La dépense pour le parcours théorique d’un élève dans le secondaire est donc plus élevée en France (+ 23 %) que dans la moyenne des pays de l’OCDE.
Dans l’enseignement supérieur, la durée moyenne d’études est aussi légèrement plus élevée en France que dans la moyenne de l’OCDE et la dépense pour un parcours moyen y est un peu plus importante (61 430 $ppa contre 57 460 $ppa).
En France, comme en moyenne dans l’OCDE, c’est le secteur public qui finance la plus grande partie de la dépense d’éducation. Mais la structure du financement public est différente en France par rapport à la plupart des pays : l’État participe à hauteur de 70 % au financement public de l’enseignement primaire-secondaire tandis que pour la moyenne de l’OCDE, ce sont les administrations territoriales qui en sont le premier contributeur (62 %). Le financement public de l’enseignement supérieur est plus centralisé à la fois en France et pour la moyenne de l’OCDE, avec une participation respective de l’État central de 87 % et de 84 %.

Repères

Dépense par élève ou étudiant pour un parcours d’enseignement
La dépense d’éducation considérée couvre les dépenses des établissements d’enseignement tous services confondus (services éducatifs, services auxiliaires, recherche et développement). Le financement de ces dépenses provient de l’administration centrale, des administrations territoriales, du secteur privé (ménages et entreprises) et de l’international. Afin d’assurer la comparabilité des données entre les pays, les dépenses des ménages effectuées en dehors des établissements d’enseignement en matière de biens et services d’éducation (achat de fournitures, cours particuliers, etc.) ne sont pas prises en compte. De même, sont exclues les aides publiques destinées à financer les frais de subsistance des élèves/étudiants en dehors des établissements (pour le logement par exemple).
L’analyse de la répartition des fonds publics (administration centrale, collectivités territoriales) est réalisée en incluant l’ensemble des bourses à destination des ménages et après transferts entre les différentes administrations publiques.
La dépense par élève/étudiant pour un parcours d’enseignement (primaire, secondaire, primaire-secondaire ou supérieur) est calculée comme suit : les dépenses annuelles des établissements d’enseignement observées en 2012 sont divisées par les effectifs en équivalent temps plein, le tout multiplié par la durée d’études.
Selon le niveau d’études, la durée d’études considérée par l’OCDE n’est pas la même. Pour le parcours d’études primaire-secondaire, il s’agit d’une durée d’études théorique en 2012, sans redoublement ni raccourcissement de cycle. Pour l’enseignement supérieur, il s’agit d’une durée moyenne observée des études en 2011.

Moyenne OCDE
Il s’agit de la moyenne non pondérée de tous les pays de l’OCDE dont les données sont disponibles. Elle correspond donc à la moyenne des valeurs obtenues au niveau des systèmes scolaires nationaux. Il convient de souligner que le manque de données pour certains pays peut biaiser considérablement la moyenne de l’OCDE pour les indicateurs concernés.

Unité monétaire
Les dépenses sont exprimées en équivalents dollars US (USD) Les dépenses exprimées en devises nationales sont divisées par l’indice de parité de pouvoir d’achat (ppa) pour le PIB pour obtenir leur équivalent en dollars américains ($ppa).


Année 2011

  Auteur : Marguerite Rudolf
MEN-DEPP
Note d'information, n° 06
02.2015



Année 2010

Auteur : Marguerite Rudolf
Note d’information n° 01, 01.2014
DEPP




Année 2009

Auteurs : Jean-Pierre Dalous, Martine Jeljoul et Marguerite Rudolf
Note d'information, n° 12.29
12.2012


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