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jeudi 28 janvier 2016

Enquête - Les préoccupations des enseignants de primaire

Harris Interactive pour le SNUipp
18.01.2016



Que retenir de cette enquête ?


- Le jugement porté par les enseignants de primaire sur leur situation professionnelle reste très majoritairement négatif, 58 % ne s’estimant pas satisfaits contre seulement 42 % (+5 points) déclarant l’être. Ils estiment par ailleurs que leur profession s’est dégradée au cours des dernières années (88 %, -3 points par rapport à 2014) contre seulement 2 % jugeant qu’elle s’est améliorée, et 10 % que cela n’a pas évolué, un jugement partagé par les Français, quoique sensiblement plus mesuré (63 %).

- Si le bilan sur la situation globale reste sévère, l’état d’esprit des enseignants apparaît plus positif qu’en 2014. Le stress et le sentiment d’impuissance restent fréquemment évoqués s’agissant de leur profession, mais ils se disent parallèlement, et davantage qu’il y a un an fiers d’exercer leur métier (80 %, +7 points) et motivés (75 %, +6 points).

- La volonté de transmettre le savoir et la pédagogie (59 %) ainsi que la réussite des élèves (54 %, +5 points par rapport à 2014) constituent les principales motivations des enseignants dans l’exercice de leur métier, les aspects plus personnels liés à la carrière n’émergeant qu’au second plan, même si les attentes concernant le salaire notamment restent, comme les années précédentes, très vives.


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- L’ambiance de travail (77 %, +4 points) et de la diversité des contenus enseignés (73 %, +5 points) représentent des éléments de satisfaction importants pour les enseignants alors que le temps et la charge de travail et le salaire constituent toujours des points de crispation majeurs. Si le travail en équipe est largement reconnu pour les bénéfices qu’il apporte (70 % le jugent indispensable), les enseignants regrettent de ne pas disposer de suffisamment de temps pour le pratiquer.

- Le bilan concernant la qualité des relations des enseignants avec les différents acteurs de l’école est globalement positif, à l’exception de celles entretenues avec l’Inspection et a fortiori le Ministère, jugées, comme les années précédentes assez sévèrement. Une relation de confiance, plus dans le conseil et moins dans le jugement avec leur inspecteur est attendue de la part des enseignants.

- Les APC suscitent une insatisfaction majeure de la part des enseignants (81 %), jugées inappropriées pour les élèves notamment, doublée d’un déficit de formation exprimé par une majorité d’entre eux (72 %).

- Enfin, comme en 2014, au-delà de ces tendances d’ensemble, des différences statistiques significatives apparaissent régulièrement dans l’enquête selon le profil et l’environnement de travail des enquêtés : les femmes, les plus jeunes, les directeurs, les enseignants exerçant dans de petites écoles (1 à 3 classes) et en zone rurale témoignent ainsi d’un regard plus positif alors que les enseignants en Île-de-France et ceux plus avancés dans leur carrière se montrent plus négatifs.

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