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mercredi 16 décembre 2015

La résolution de problèmes de mathématiques au primaire

Annie Feyfant

Dossier de veille de l'IFÉ, n° 105
11.2015





Extrait :


La résolution de problèmes : une démarche cognitive


Pour De Corte et Verschaffel (2008), les élèves « doivent développer une démarche mentale qui requiert la maîtrise coordonnée de cinq catégories d’outils cognitifs » :

1/ une base de connaissances spécifiques (certains utilisent la notion de connaissances disciplinaires). Ces connaissances, accessibles et organisées de façon cohérente et flexible doivent intégrer les faits, symboles, algorithmes, concepts, et règles « qui constituent la table des matières des mathématiques en tant que discipline » ;

2/ des stratégies de recherche en situation de problèmes. Elles augmentent significativement la probabilité de trouver une solution correcte, car elles induisent une approche systématique de la tâche ;

3/ des connaissances métacognitives : savoir observer, savoir être attentif, savoir gérer ses émotions, savoir utiliser ses mémoires, savoirs raisonner, savoir comprendre et apprendre ;

4/ des stratégies d’autorégulation (cognitive, motivationnelle ou conative). Elles impliquent l’intégration de stratégies portant sur les processus cognitifs (autorégulation cognitive) et d’autres portant sur les processus conatifs (autorégulation motivationnelle ou conative). « Il existe quatre stratégies majeures d’autorégulation cognitive : la détermination du but, la planification, le contrôle et l’ajustement » (Focant & Grégoire, 2008) ;

5/ des croyances associées aux mathématiques. Parmi ces croyances, il faut distinguer trois catégories : les croyances relative à sa propre relation à l’apprentissage et à la résolution de problèmes mathématiques ; les croyances liées au contexte social dans lequel les activités mathématiques prennent place (justification) et, enfin, les croyances au sujet des mathématiques elles-mêmes, à la résolution de problèmes et à l’apprentissage mathématique.


[Note personnelle : Les tenants d’un Enseignement Explicite se retrouvent plus particulièrement sur la première et la troisième de ces catégories d’outils.]

1 commentaire:

  1. Il faudrait que je creuse un peu la question, mais si je ne me trompe pas, nombreux sont les cognitivistes à dire qu'on n'apprend rien en résolvant les problèmes: la stratégie de recherche est la même pour tous (analyse moyens-fins) et c'est quelque chose d'inné qui ne s'améliore pas avec la pratique (mais il faut que je vérifie)

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