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lundi 5 octobre 2015

Les dépenses des familles pour la scolarisation des enfants (MEN-DEPP)

Auteur : Marguerite Rudolf
Note d'information, n° 29
09.2015





En 2014-2015, les familles ont dépensé en moyenne 760 € pour la scolarisation d’un enfant. Ce sont les familles des lycéens professionnels qui dépensent le plus. Quel que soit le niveau d’études, le premier poste de dépenses correspond aux frais de cantine, d’internat et de garderie.


L’infographie

La dépense moyenne d’éducation des familles par type d’établissement (en €)



La dépense globale des familles pour une année d’études d’un enfant varie avec le niveau de scolarisation : elle s’élève à 580 € pour un écolier, à 890 € pour un collégien et à 1 160 € pour un lycéen. Une scolarité en lycée professionnel (LP) coûte en moyenne 130 € de plus qu’en lycée général ou technologique (LEGT).


L’essentiel
Les frais de cantine, d’internat et de garderie, de 350 à 440 € selon le niveau, constituent le poste le plus important des dépenses des ménages. Très liés aux modes de vie des familles et à l’âge des enfants, ils représentent plus de la moitié de la dépense par élève dans le premier degré, et seulement un tiers au lycée.

Le deuxième poste de dépenses des familles correspond aux frais d’inscription : ils représentent 20 % de la dépense en moyenne mais ne concernent que les familles dont les enfants sont scolarisées dans le secteur privé.

La dépense en fournitures scolaires s’élève en moyenne à 150 euros, soit 20 % de la dépense des ménages. Moins importante dans le premier degré (entre 30 et 110 €) que dans le second (entre 200 et 390 €), elle est particulièrement élevée pour un élève de lycée professionnel en raison de la nécessité d’acheter des vêtements de travail et des matériels professionnels spécifiques.

La dépense de transport entre le domicile familial et l’établissement scolaire, inexistante pour un écolier, est deux fois plus élevée pour un lycéen que pour un collégien (100 € contre 50 €). Elle atteint 130 € pour un lycéen professionnel, plus souvent contraint de s’éloigner du domicile familial pour rejoindre la spécialité choisie.

La dépense en sorties et voyages scolaires (50 euros en moyenne) est plus élevée pour un enfant scolarisé dans le second degré. Les sorties scolaires sont moins fréquentes que dans le premier degré, mais les montants engagés sont plus importants.


Repères

Périmètre de la dépense des ménages liée à la scolarisation des enfants
Les dépenses demandées par les enseignants pour la rentrée scolaire sont constituées des frais d’inscription (droits d’inscription et frais de scolarité vers les établissements privés, frais d’assurance scolaire complémentaire, autres frais de dossiers, photographies, timbres-poste, coopérative et foyer socioculturel), des fournitures de rentrée (papeterie, trousses, crayons et stylos, accessoires divers, matériel de dessin et de musique, calculatrice), des livres scolaires (manuels, méthodes de grammaire et méthodes de langues), ainsi que de l’habillement (vêtements de sport, blouse, tablier, et des matériels et outils professionnels).
Les dépenses en cours d’année concernent le renouvellement des dépenses de fournitures, l’achat de livres étudiés en classe ou recommandés par les enseignants, l’abonnement à des journaux ou revues, les frais de garderie, de cantine et d’internat, les frais de transport scolaire (ramassage scolaire, transport en commun), le financement de sorties (musée, théâtre, cinéma) ou de voyages scolaires (classes de découverte, séjour linguistique). Les dépenses de matériel informatique ne sont pas retenues car elles concernent souvent plusieurs personnes de la famille et il est difficile d’évaluer la part à affecter à l’éducation dans leurs usages.

L’enquête sur les dépenses des ménages liées à la scolarisation de leurs enfants
Elle a été menée par TNS-Sofres pour la DEPP auprès d’un échantillon de familles interrogées sur la nature et le montant des frais engagés à l’occasion de la rentrée 2013 et au cours de l’année scolaire 2013-2014. Ceci, pour chacun de leurs enfants scolarisés dans le premier ou le second degré, public ou privé.
Les résultats ont été enrichis par d’autres sources, issues en particulier des travaux du Compte de l’éducation. À la structure de consommation obtenue, on a appliqué les indices de prix de l’Insee afin d’estimer la dépense pour l’année scolaire 2014-2015.
La dépense moyenne par élève est calculée en rapportant le montant total de dépense engagée sur le poste considéré à l’effectif total des élèves du niveau concerné. Exemple : la dépense moyenne de garderie pour les écoliers correspond au ratio entre la dépense de garderie des ménages ayant un enfant dans le premier degré et l’effectif total des élèves de ce niveau.

Comparaison avec le Compte de l’éducation
La dépense d’éducation payée par les ménages calculée ici est supérieure à celle qui est habituellement présentée avec les résultats du Compte de l’éducation. En effet, dans ce dernier, c’est le financeur initial qui est privilégié : les bourses et l’allocation de rentrée scolaire sont affectées à l’État et à la CAF qui les versent tandis que les dépenses des ménages sont évaluées après déduction des aides reçues. Dans la présente étude, c’est le financeur final qui est privilégié : toutes les dépenses des ménages sont comptabilisées, sans tenir compte de l’origine des fonds. Par ailleurs, le Compte de l’éducation est établi en année civile tandis qu’on est ici en année scolaire.

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