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lundi 14 septembre 2015

L'implication des parents au cours préparatoire : des pratiques déjà très liées au capital culturel de la famille (MEN-DEPP)

Auteurs : Marie-Flavie Brasseur, Élise Dion, Fiona Morice, Jean-Paul Caille
Note d'information, n° 26
09.2015





En fin de cours préparatoire, la manière dont les parents suivent la scolarité de leur enfant est déjà très différenciée socialement. Quatre familles sur dix concentrent leur implication sur l’aide aux devoirs et les rencontres avec les enseignants. De telles pratiques se retrouvent dans une proportion comparable de familles qui s’investit également dans les activités extrascolaires ou les associations de parents. Les 20 % de familles restantes suivent les études de leur enfant de manière plus distante. L’enquête de la DEPP souligne que les parents s’impliquent d’autant plus que leur propre capital culturel est élevé.


L’essentiel

Dans leur grande majorité, les parents d’élèves de CP suivent les études de leur enfant avec beaucoup de sérieux. En particulier, ils entretiennent des relations soutenues avec l’école et sont très nombreux à aider leur enfant : récitation des leçons, aide aux devoirs, contrôle du cartable, présence à la sortie de l’école ou à la maison au retour, contrôle des horaires de coucher ou de l’usage de la télévision sont des pratiques qui rassemblent toujours une large part des parents.

En revanche, l’orientation des loisirs vers les activités les plus compatibles avec les exigences de la scolarité et la participation aux associations de parents d’élèves ou aux instances de l’école sont des comportements beaucoup moins partagés.

Selon les familles, ces différentes formes de participation à la scolarité de leur enfant peuvent se cumuler ou s’exclure. Une analyse statistique détaillée permet d’identifier six différentes formes d’implication.

Huit familles sur dix entretiennent des relations soutenues avec les enseignants et assurent un suivi scolaire rigoureux. La moitié d'entre elles montre en plus un fort investissement dans les activités extrascolaires. À l’autre extrémité du spectre, une famille sur huit déclare ne pas aider régulièrement son enfant ou est réticente à collaborer avec l’école.

L’étude établit que ces différentes formes d’implication dépendent davantage des ressources culturelles que du milieu social ou du niveau de revenu des familles. Ainsi, la probabilité d’appartenir aux profils des parents les plus investis croît fortement avec le nombre de livres à la maison et le diplôme maternel.

Plus l’enfant est arrivé au CP avec un niveau d’acquis élevé, plus sa famille entretient des relations soutenues avec l'École. Ce lien s’explique par le fait que les enfants aux acquis les plus assurés sont aussi ceux dont les familles présentent le capital culturel le plus élevé.

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