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jeudi 13 novembre 2014

Enquête : Les jeunes enseignants en perspective

Enquête Sociovision pour l’Observatoire MGEN
16.10.2014


Communiqué de presse


La MGEN a mené une enquête auprès de 1 409 enseignants en activité, en s’appuyant sur Sociovision, pour l’aider à définir le profil-type et les attentes des jeunes enseignants en 2014. Une cible prioritaire aujourd’hui pour la MGEN qui lance MGÉNÉRATION Initiale, une offre santé et prévoyance dédiée spécifiquement aux jeunes actifs. Depuis son lancement début septembre, elle a séduit 8 300 adhérents dont 90 % ont moins de 30 ans et 78 % sont célibataires.

23 % des enseignants ont moins de 35 ans, et le jeune enseignant est… une enseignante à 82 % !

Alors que le jeune enseignant était en voie de disparition (8 % seulement ont moins de 30 ans et 23 % moins de 35 ans), aujourd’hui, la tendance s’inverse : « La vague récente de recrutement remet donc le jeune enseignant au premier plan, et c’est un atout pour demain » introduit Michel Ladet, Vice-Président de Sociovision.

Les enseignantes de moins de 35 ans ont un regard sur leur métier très proche de celui des hommes, mais avec une nuance dans leur engagement citoyen : elles cherchent moins à changer la société qu’à la rendre meilleure. Contrairement à leurs ainés qui majoritairement sont issus de familles d’enseignants et font leur vie avec d’autres enseignants ou des agents de la fonction publique, aujourd’hui 58 % des jeunes enseignants ont des conjoints qui travaillent dans le secteur privé.

Enseigner, reste un métier “passion” même chez les jeunes

Si les jeunes enseignants sont sensibles à la crise, comme tous les Français, ils partagent cependant avec leurs ainés une même sérénité face à l’existence : 23 % seulement des enseignants sont touchés par le sentiment de perte de sens qui concerne près d’un tiers des Français. Travailler permet d’abord de s'épanouir et de développer sa personnalité, pour 47 % d’entre eux, ensuite, de gagner sa vie et de subsister pour 28 % et d'améliorer son niveau de vie et sa position sociale pour 24 % (contre respectivement : 28 %, 37 % et 35% des Français).

Passionnés par leur métier à 36 %, ils sont ouverts à la mobilité professionnelle : 1 enseignant sur 2 de moins de 35 ans souhaite voir sa carrière évoluer, dont 88 % en restant au sein de l’Éducation Nationale.

Un tel niveau d’implication dans son métier a souvent un prix, et c’est la santé ! 61 % des enseignants se sentent sous pression psychologique, 45 % des jeunes enseignants éprouvent une fatigue physique significative. La corrélation existe entre les problèmes de santé des enseignants liés au métier et leur satisfaction au travail : 33 % des enseignants satisfaits disent que leur métier est physiquement fatiguant, ce chiffre monte à 46 % chez les insatisfaits. « Ainsi, s’occuper de la santé des enseignants et réduire l’impact des risques du métier sur leur santé, c’est aussi travailler sur leur satisfaction professionnelle à long terme » explique Christophe Lafond, délégué national MGEN.

Les enseignants conservent certaines valeurs fortes…

Quel que soit leur âge, ils portent depuis très longtemps, et de manière stable, un regard positif et instruit sur le monde. 82 % d’entre eux pensent que les Français ont beaucoup à apprendre des autres pays, des autres cultures et modes de vie (contre 71 % de la population française). De même, ils exercent un véritable leadership culturel en matière de développement durable avec un taux d’implication qui avoisine les 74 %. « La féminisation des enseignants a probablement facilité cette évolution, mais pas seulement. Dans un monde dominé par la dictature du court terme, les enseignants représentent une culture du long terme, celle de la “prévoyance” de notre société » intervient Michel Ladet, vice-président de Sociovision.

Les jeunes enseignants partagent avec leurs aînés un même attachement à des valeurs sociales fortes comme la confiance, la liberté, l’égalité, la solidarité. En revanche, leur engagement passe bien moins par le tissu associatif institutionnel (32 % contre 47 % chez les plus de 40 ans) et s’exprime bien davantage de manière informelle, en particulier via Internet, les forums d’enseignants et les réseaux sociaux.

Les enseignants sont connectés et en attente forte d’innovation !

Enfin, plus surprenant, le mot “innovation” apparaît en tête chez toutes les catégories d’enseignants. Les enseignants savent que demain il faudra innover en profondeur pour faire bouger les lignes. Et d’une certaine manière, les enseignants ont aujourd’hui des valeurs plus modernes que les structures qui les encadrent.

De plus, les jeunes enseignants vivent à l’heure de l’internet mobile et des réseaux sociaux : 62 % ne pourraient plus se passer d'un accès à l’Internet mobile (contre 39 % des salariés français), 76 % sont inscrits sur Facebook et 85 % s’y connectent quotidiennement (contre 55 % chez les plus de 35 ans).

Comment les enseignants gèrent-ils leur argent ?

Côté finance, les enseignants ont une vision lucide du futur et sont des épargnants consciencieux. Cette vision long terme dans le rapport à l’argent se traduit par des préoccupations supérieures à celle des Français en général en termes de prévoyance (65 % répondent s’y intéresser) ou de dépendance. Concrètement, 54 % cherchent avant tout à consolider et augmenter leur patrimoine (contre 45 % des Français).

C’est autour de 30 ans que les jeunes enseignants vivent le plus de transformation dans leur existence : 2/3 vivent un déménagement ou l’achat d’un logement, 67 % un mariage ou l’arrivée d’un enfant. 62 % des enseignants expriment alors un besoin d’accompagnement dans leur vie personnelle à cet âge-là, qu’il s’agisse de garde d’enfants, d’accès au logement ou du besoin de trouver des gens à qui se confier en cas de souci. « C’est pourquoi notre offre dédiée aux jeunes enseignants est bien plus qu’un “geste commercial” c’est aussi et surtout une démarche, qui consiste à se mettre en écoute et en conversation avec une génération qui en quelques années s’invente toute une vie » conclut Christophe Lafond, délégué national MGEN.



Méthodologie : enquête quantitative (via Internet) réalisée en mars-avril 2014 par Sociovision pour la MGEN auprès d’un échantillon représentatif de 1 409 enseignants en activité. Les réponses des enseignants ont été mises en perspective avec celles des agents de la Fonction Publique et de l’ensemble des Français grâce à la base de données de l’Observatoire de Sociovision qui a un historique de 40 ans sur la société française.







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