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dimanche 20 juillet 2014

Les enseignants du Primaire en ont assez des réformes

Baromètre UNSA des métiers de l’éducation

2e édition
06.2014


D’après un article du Café pédagogique


Selon le Baromètre UNSA des métiers de l'éducation, seulement 21 % des personnels sont en accord avec les choix politiques faits dans leur secteur d'activité. Près de 8 personnels sur 10 rejettent les réformes produites récemment. Le rejet est particulièrement fort chez les enseignants du Primaire : 83 % des professeurs des écoles et 81 % des directeurs d'école déclarent être en désaccord avec la politique éducative menée actuellement. D'après l'enquête SE-UNSA dont les résultats ont été rendus publics en mai 2014, 54 % des enseignants estiment que le métier évolue trop rapidement et 67 % sont en désaccord avec cette évolution. C'est particulièrement net dans le premier degré avec 70 % de désaccord.

De plus, selon le baromètre UNSA, 30 % des professeurs des écoles et 36 % des directeurs estiment qu'ils ne sont pas respectés. À comparer avec le résultat de l'enquête TALIS de l'OCDE : seulement 5 % des professeurs estiment que leur métier est valorisé dans la société, le taux le plus faible de l'OCDE.

L'enquête du SE-UNSA citée plus haut révélait également que trois enseignants sur quatre (73 %) pensent que leur hiérarchie ne comprend pas leurs contraintes professionnelles et 56 % qu'elle ne les écoute pas. Ces taux s'aggravent encore dans le premier degré : 83 % des enseignants y ont peur des inspections et 79 % se sentent incompris par leur hiérarchie.

Quand seulement 13 % des enseignants du premier degré sont en accord avec la politique menée, les IEN (inspecteurs du primaire) sont 51 %.

Seulement 30 % des professeurs des écoles s'estiment respectés au travail.  C'est le cas pour 50 % des IEN. Deux enseignants sur trois ne recommanderaient pas leur métier.

Pour Laurent Escure, secrétaire général de L'UNSA-Éducation, « le malentendu s'enkyste entre le personnel d'éducation et le gouvernement ». Il semble plus judicieux de dire que le malentendu est profond entre les enseignants et l'institution. Les enseignants ne semblent plus partager le même vécu que l'encadrement et les mêmes orientations que l'institution.

Les enseignants, ceux qui préparent à l'avenir, semblent ne plus avoir foi dans l'avenir de l'École. Ils engrangent du ressentiment. Un vent mauvais souffle dans les écoles.

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