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dimanche 22 juin 2014

Sondage : Les Français et les rythmes scolaires

CSA pour le Ministère de l'Éducation nationale
05.2014 

  


Les principaux enseignements

- Un bilan positif de l’année scolaire

Amenés à se prononcer sur l’année scolaire qui se termine, les Français sont une nette majorité à considérer qu’elle s’est bien déroulée (66 % vs 17 %). Le jugement est encore plus positif parmi les personnes directement concernées à savoir les parents d’enfants scolarisés avec 92 % qui jugent qu’elle s’est bien déroulée. Notons que 72 % des 18-24 ans partagent également cet avis.

- Donner la priorité à l’école primaire : un objectif jugé très important pour le ministère

Les Français approuvent par ailleurs massivement l’objectif fixé par le ministère de l’Éducation nationale de donner la priorité à l’école primaire pour lutter contre l’échec scolaire. Ils sont en effet 94 % à estimer que c’est un objectif qui doit être important pour le ministère, dont 66 % qui le considèrent même comme « très important ». Cette perception est en outre partagée par l’ensemble des catégories sociales et quelle que soit la proximité politique des personnes interrogées. Notons que les parents d’enfants scolarisés en école élémentaire et en lycée sont 70 % à déclarer que cet objectif est très important et ceux ayant des enfants dans le supérieur sont encore plus convaincus (80 %).

- La concentration des enseignements le matin perçue comme bénéfique pour l’apprentissage des élèves

La concentration des enseignements le matin à l’école primaire est jugée bénéfique par une majorité de Français et de parents d’enfants scolarisés en maternelle comme en école élémentaire car elle permet aux élèves d’apprendre dans de meilleures conditions (respectivement 69 % et 67 %).
Autre atout de la réforme, l’impact sur les inégalités sociales : 59 % des Français considèrent en effet que la concentration des cours le matin et la proposition d’activités périscolaires l’après-midi y parviendront en donnant accès à davantage d’élèves à des activités de loisirs.
En revanche, les Français sont plus partagés sur les capacités de cette réforme à lutter contre l’échec scolaire : 51 % considèrent que cela permettra d’y parvenir contre 44 % qui pensent l’inverse. Les parents d’enfants scolarisés en maternelle et école élémentaire sont encore plus mitigés avec 47 % qui voient cette réforme comme un levier contre l’échec scolaire, contre 50 % qui déclarent le contraire. Notons qu’à la différence des autres dimensions testées, cette dernière suscite un fort clivage entre les sympathisants de droite et de gauche : 64 % des sympathisants socialistes considèrent que la réforme permettra de lutter contre l’échec scolaire quand 46 % des sympathisants UMP pensent la même chose.
Les Français sont également plus nuancés sur l’impact de ces nouveaux emplois du temps sur la réussite de chaque élève. En effet, une courte majorité de Français (52 %) considère que les nouvelles activités périscolaires l’après-midi devraient créer les conditions favorables à la réussite de chaque élève. Notons que seuls 39 % des parents d’enfants scolarisés partagent ce point de vue.

- Les contraintes d’organisation, principal grief contre la réforme

En dépit des bénéfices engendrés par cette réforme pour les élèves, les Français demeurent fortement préoccupés par les contraintes d’organisation que peuvent engendrer la concentration des cours le matin et la proposition d’activités périscolaires l’après-midi. Une nette majorité considère ainsi que cela pourra être compliqué à mettre en place dans certaines communes (86 %) et générera des contraintes d’organisation pour certaines familles (83 %). Les parents d’enfants scolarisés en maternelle et en école élémentaire sont encore plus inquiets comme en témoigne l’intensité de leur réponse (respectivement 61 % et 66 % optent pour la modalité « oui, tout à fait » contre seulement 55 % et 57 % des Français).
En revanche seulement un tiers des Français font part de leurs préoccupations quant à une complication de l’apprentissage des élèves (36 %) et quant à la fatigue et au stress que la réforme peut engendrer (35 %).

- La démarche d’assouplissement du ministère de l’Éducation nationale jugée bienvenue par les Français

Dans un contexte où les principaux griefs portent sur l’organisation, la possibilité d’introduire des ajustements dans certaines communes est jugée comme plutôt une bonne chose par plus des deux tiers des Français (67 %). Cette possibilité est partagée par l’ensemble des catégories sociales et est davantage approuvée à gauche (73 %) qu’à droite (66 %).

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