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samedi 22 mars 2014

L’évolution des compétences en anglais et en allemand des élèves en fin d’école (MEN-DEPP)

Auteurs : Sylvie Beuzon, Émilie Garcia et Corinne Marchois
MEN-DEPP, Les Dossiers, n° 203
12.2013 

 

Conclusion pour l’anglais :

L’évaluation menée en 2010, pour laquelle un certain nombre d’items de 2004 ont été repris à l’identique, montre que les élèves de fin de CM2 ont de réels acquis et que ceux-ci sont en progression. En effet, dans chacune des activités langagières évaluées, les résultats sont en hausse significative.
Pour la compréhension de l’oral, on constate non seulement une augmentation du score de 18 points, mais également une proportion d’élèves performants en hausse par rapport à 2004. Il apparaît également que les élèves parviennent mieux à reconnaître à l’oral des éléments connus qu’à construire véritablement le sens d’un message. Ce n’est qu’à partir du groupe 4 que ces compétences sont maîtrisées de manière équilibrée.
La hausse la plus importante par rapport à la précédente enquête concerne la compréhension de l’écrit, pour laquelle on voit une augmentation du score de 22 points et également un plus grand nombre d’élèves très performants. Quel que soit le groupe, les élèves réussissent mieux dans la compétence « Connaître et reconnaître » que dans la compétence « Dégager les principales informations d’un texte ». À l’instar de la compréhension de l’oral, cette compétence nécessite la mobilisation simultanée de savoirs et savoir-faire, une opération plus complexe à mettre en œuvre à ce stade de l’apprentissage.
La corrélation entre les échelles de la compréhension de l’oral et de l’écrit (0,49) est moyenne, ce qui témoigne du fait que tous les élèves n’ont pas systématiquement des performances de niveau similaire dans les deux activités langagières.
Ainsi, en 2010, 4,1 % des élèves (contre 4,6 % en 2004) se trouvent simultanément dans les groupes 0 et 1 des deux échelles de compréhensions de l’oral et de l’écrit : ce sont les élèves dont on peut dire avec certitude qu’ils sont en très grande difficulté. À l’opposé, un quart des élèves appartiennent aux deux groupes les plus élevés de l’échelle dans ces mêmes domaines.
La comparaison des résultats est moins aisée pour l’expression écrite, puisque le format des items a changé en 2010. Cette activité langagière est de loin la moins bien réussie, même si la réussite globale aux items communs a très légèrement augmenté entre 2004 et 2010.
La progression des résultats en fin de CM2 met en lumière trois éléments essentiels :
- l’enseignement de l’anglais s’inscrit désormais à part entière dans le paysage de l’école primaire et il bénéficie d’une organisation plus régulière et constante ;
- celui-ci est davantage pris en charge par des enseignants du premier degré, de mieux en mieux formés ;
- l’application plus stricte des programmes ainsi que des évaluations plus régulières et systématiques ont permis de développer les savoirs et les savoir-faire des élèves.
Les résultats de cette enquête témoignent donc de réelles connaissances de la part des élèves de fin de CM2, même s’ils soulignent toujours une certaine hétérogénéité de leurs niveaux.



Conclusion pour l’allemand :

En 2005, le Plan de rénovation des langues adopte le Cadre Européen Commun de référence. Les nouveaux programmes parus en 2007 impliquent la mise en œuvre de nouvelles modalités d’enseignement où la priorité est donnée à l’oral.
L’évaluation menée en 2010, pour laquelle un certain nombre d’items de 2004 ont été repris à l’identique, permettant ainsi une comparaison dans le temps, montre que les élèves de fin de CM2 ont de réels acquis et que ceux-ci sont en progression. En effet, dans chacune des activités langagières évaluées, les résultats sont en hausse significative.
En compréhension de l’oral, on constate non seulement une augmentation du score de 9 points, mais également une proportion d’élèves performants en hausse par rapport à 2004. Toutefois, il apparaît que les élèves parviennent mieux à reconnaître à l’oral des éléments connus qu’à construire véritablement le sens d’un message.
La hausse la plus importante par rapport à la précédente enquête concerne la compréhension de l’écrit, pour laquelle on constate une augmentation du score de 11 points et également un plus grand nombre d’élèves très performants.
Quel que soit le groupe, on constate que les élèves réussissent mieux dans la compétence « Connaître et reconnaître » que dans la compétence « Dégager des informations d’un texte ». À l’instar de la compréhension de l’oral, cette compétence nécessite la mobilisation simultanée de savoirs et savoir-faire, une opération plus complexe à mettre en œuvre à ce stade de l’apprentissage.
Il est important de noter que les élèves en fin d’école n’ont pas nécessairement le même niveau de compétences pour chacune des capacités évaluées. Aussi est-il difficile de parler d’un niveau général en allemand des élèves de fin d’école. En effet, la corrélation entre les deux échelles de compréhension écrite et orale est loin d’être nulle (0,63), ce qui témoigne du fait qu’une certaine partie des élèves a des performances de niveaux voisins dans les deux capacités évaluées. Ainsi, en 2010, 2,1 % des élèves (contre 5,3 % en 2004) se trouvent simultanément dans les groupes 0 ou 1 des deux échelles de compréhension de l’oral et de l’écrit : ce sont les élèves dont on peut dire avec certitude qu’ils sont en très grande difficulté en général. À l’opposé, 15,3 % des élèves se situent dans les groupes 4 ou 5 de ces deux échelles (13,7 % en 2004). Ces élèves sont très performants dans les deux activités langagières.
La comparaison des résultats est moins aisée pour l’expression écrite, puisque le format des items a changé en 2010. Cette activité langagière est de loin la moins bien maîtrisée, même si la réussite globale aux items communs a très légèrement augmenté entre 2004 et 2010. On peut dire que les élèves ont quelques connaissances, comme l’attestent les taux de réussite en mobilisation des outils linguistiques, mais ils sont en difficulté lorsqu’il s’agit de les mobiliser sans aucune aide ni amorce.
On peut émettre l’hypothèse que la priorité étant donnée à l’oral, tant en compréhension qu’en expression, le temps consacré à l’entrainement à l’expression écrite est de fait réduit.
La progression des résultats en fin de CM2 met en lumière trois éléments essentiels :
- l’enseignement de l’allemand s’inscrit désormais à part entière dans le paysage de l’école primaire et il bénéficie d’une organisation plus régulière et constante ;
- par ailleurs, celui-ci est davantage pris en charge par des enseignants du premier degré, de mieux en mieux formés ;
- enfin, l’application plus stricte des programmes ainsi que des évaluations plus régulières et systématiques ont permis de développer les savoirs et les savoir-faire des élèves.
Les résultats de cette enquête témoignent donc d’une progression des acquis des élèves de fin de CM2, même s’ils soulignent toujours une certaine hétérogénéité de leurs niveaux.

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