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vendredi 28 mars 2014

Enfin de l'air frais, avec l'Enseignement Explicite !



Dans un commentaire laissé sur le blog de Stevan Miljevic, je m’en suis pris à la vache sacrée constructiviste (voir en bas de page).

Cela a permis à un gazouilleur de pondre le tweet suivant :


Tout d’abord, je remercie le susnommé d’avoir reproduit mon texte et d’avoir ainsi augmenté sa diffusion. 

Cela étant, arrêtons-nous sur le mot “ancrage”. Décryptons : « Nous, les constructivistes, nous sommes les gentils. Tous ceux qui nous donnent tort ont un “ancrage” chez les méchants ». Si vous n’avez pas peur de la loi de Godwin, vous pouvez remplacer gentils/méchants par autre chose de plus percutant comportant une belle reductio ad hitlerum. Quand on atteint ainsi le degré zéro de l’argumentation, les 140 caractères d’un tweet suffisent amplement. Il y en a même beaucoup trop…

J’avais écrit ce texte en réponse à un constructiviste qui faisait l’amalgame entre Pédagogie Explicite et enseignement traditionnel. On a les arguments qu'on peut et on les fait tourner en boucle, en se les passant de l'un à l'autre, et en espérant qu'ils finiront par convaincre. Mais une ânerie, même répétée, reste une ânerie. Les pédagogues “actifs” ont bien vieilli et manquent cruellement d'imagination. Dès lors, ils se contentent de peu, quitte à devenir pitoyables. Citons par exemple la blague éculée du tabouret qui réapparaît depuis les années 1970 mais qui maintenant tombe à plat. Car, avec toutes les couillonnades constructivistes débitées depuis cinquante ans, les rieurs se retrouvent aujourd'hui du côté instructionniste. Il n'y a qu'à puiser dans le stock de ce que notre ami Martin Kozloff, du Direct Instruction, appelle à juste titre les “grotesques”, c'est-à-dire les citations saugrenues ou loufoques des auteurs constructivistes les plus connus. En France, nous en avons quelques beaux spécimens.

Le malheur, c'est qu'en faisant cet amalgame entre explicite et traditionnel, nos détracteurs poussifs démontrent implicitement soit qu’ils ne parviennent pas à comprendre la nouveauté radicale de la Pédagogie Explicite, soit qu’ils ne veulent pas l'admettre. Faisant ainsi preuve dans le meilleur cas de stupidité et dans le pire de malignité. À moins que ce ne soient les deux à la fois...

Enfin, les tenants du constructivisme devraient maintenant brandir l’adjectif “traditionnel” avec beaucoup plus de prudence et de retenue.

La preuve :
Ce qui est “traditionnel” maintenant, ce sont les démarches constructivistes qui remontent au début du XXe siècle. On sait que le constructivisme pédagogique triomphe depuis une quarantaine d’années pour le plus grand malheur de nos systèmes éducatifs. Même les plus aveugles comprennent aujourd’hui l’étendue du désastre que les méthodes par découverte ont provoqué.
L’École “nouvelle” est obsolète, tant la société et les conditions d’enseignement ont changé en un siècle. Les pédagogies “actives” ne donnent plus que des classes agitées où les élèves n’apprennent rien. Pire : avec ces démarches inefficaces, les enfants des classes défavorisées sont perdus et l’inégalité ne fait que s’accroître au détriment des humbles. Ce qui constitue un véritable scandale dans une démocratie !
Les constructivistes ont fini par rejoindre le camp des ringards et des réacs dont ils se sont toujours moqués ! C’est aujourd’hui leur tour d’être complètement dépassés…
Aussi, il est grand temps de construire une École instructionniste, dotée d’un enseignement moderne basé sur les pratiques efficaces de la Pédagogie Explicite. Ce nouveau courant pédagogique n’a vu le jour que dans les années 1980 et il fait preuve d’une belle énergie. Enfin de l’air frais !

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