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mardi 3 septembre 2013

Sondage : 58 % des Français estiment que la qualité de l’éducation n’est pas satisfaisante

Sondage : Les Français et la rentrée scolaire
Institut CSA pour RTL
08.2013


Principaux enseignements


À l’occasion de la rentrée scolaire, RTL a confié à l’Institut CSA la réalisation d’un sondage sur la perception des Français à l’égard de l’éducation en France et des principales mesures gouvernementales en la matière.

Un constat critique à l’égard de la qualité de l’éducation en France
Près de six personnes interrogées sur dix estiment que la qualité de l’éducation en France n’est pas satisfaisante (58 %), 42 % estimant au contraire qu’elle est satisfaisante. Dans le détail, cette critique majoritaire est plus fréquemment exprimée par les plus âgés : près des deux tiers des plus de 65 ans jugent que l’éducation en France n’est pas satisfaisante, contre 55 % des moins de 35 ans. Les jugements exprimés varient aussi en fonction de la catégorie socioprofessionnelle des répondants, les ouvriers émettant les opinions les plus négatives (61 % contre 47 % chez les cadres). Notons enfin que cette question se révèle clivée politiquement : les sympathisants de gauche se présentent ainsi comme les premiers soutiens du système éducatif français (56 % « satisfaisant » contre 44 % « pas satisfaisant ») tandis que ceux de droite (39 % contre 61 %) et du Front National (26 % contre 74 %) s’avèrent très majoritairement critiques.

Des mesures gouvernementales majoritairement soutenues….
Déjà approuvée au cours de la campagne présidentielle en 2012, la création de 60 000 postes supplémentaires d’ici à 2017 dans l’Éducation nationale est encore largement soutenue par les Français. Plus des trois quarts d’entre eux jugent ainsi que cette mesure est une bonne chose (76 %), dont 39 % qu’il s’agit d’une « très bonne chose ». À  l’inverse, un quart des interviewés estiment qu’il s’agit d’une mauvaise chose (24 %). Cette mesure est majoritairement soutenue par l’ensemble des catégories de population, quoique plus largement chez les jeunes (85 % chez les 25-34 ans), les employés (83 %) ou encore les parents d’enfants âgés de moins de 15 ans (83 %). Notons enfin qu’en termes de proximité politique, si les sympathisants de gauche soutiennent massivement cette mesure (96 %), ceux de droite (51 %) et ceux du Front national (65 %) y sont eux aussi majoritairement favorables.
Par ailleurs, la volonté de Vincent Peillon de favoriser la scolarisation des enfants en bas âge semble être perçue positivement par les Français. En effet, près de six personnes interrogées sur dix estiment que la scolarisation des enfants âgés de 2 à 3 ans est « une bonne chose », contre 41 % la jugeant négativement. Dans le détail, ce sont les plus jeunes qui y sont les plus favorables : plus de sept personnes âgées de 18 à 24 ans sur dix approuvent cette mesure (54% chez les plus de 50 ans).

… mais des avis plus partagés concernant la réforme des rythmes scolaires
La réforme des rythmes scolaires est approuvée par une majorité de Français mais apparaît nettement plus contestée. En effet, plus d’un répondant sur deux estime que le passage à 4,5 jours d’école au lieu de 4 en maternelle et en école élémentaire est une « bonne chose », contre 47 % « une mauvaise chose ». Cette mesure est plus largement soutenue par les catégories socioprofessionnelles supérieures : près des deux tiers des cadres y sont favorables : 63 % contre 42 % seulement chez les employés. En termes de proximité politique, la réforme est assez largement approuvée à gauche (67 %) mais également au centre (61 % chez les sympathisants du MoDem) tandis que les sympathisants de l’UMP (38 % contre 62 %) et ceux du FN (48 % contre 52 %) y sont en majorité opposés.
Le fait d’avoir ou non des enfants scolarisés semble avoir un effet important sur la perception de la réforme : les parents d’enfants âgés de moins de 15 ans sont ainsi très sceptiques puisque 43 % d’entre eux jugent qu’il s’agit d’une bonne mesure, 57 % exprimant un avis opposé. A l’inverse, les Français sans enfant en âge d’être scolarisé sont quant à eux assez largement favorables à cette réforme (57 % contre 43 %).

La formation des enseignants mise à l’index par une majorité de Français
Souvent critiquée pour plonger trop rapidement les jeunes enseignants dans leur métier sans leur permettre d’acquérir progressivement de l’expérience, la formation des enseignants ne semble pas être bien perçue des Français. En effet, près de six répondants sur dix estiment que les enseignants sont « mal formés » pour accomplir leurs missions (57 %), contre 43 % qu’ils sont « bien formés ».
Dans le détail, ces opinions négatives sont davantage exprimées par les personnes les plus âgées : près des trois quarts des Français âgés de 65 ans et plus considèrent que les enseignants ne sont pas bien formés (73 % contre 49 % chez les moins de 25 ans). En termes de catégories socioprofessionnelles, les cadres sont les plus critiques (63 % contre 53 % chez les employés). Notons enfin que si les parents d’enfant(s) âgé(s) de moins de 15 ans sont une majorité à juger négativement la formation des enseignants (53 %), ils apparaissent tout de même plus mesurés que le reste des personnes interrogées (59 %).

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