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jeudi 21 février 2013

Sondage : La perception de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires

SNUipp - Harris Interactive
02.2013



Le SNUipp nous propose un sondage sur les rythmes scolaires, réalisé par Harris Interactive. Il en ressort que, pour les Français, l’urgence consiste d’abord à rétablir l’autorité des enseignants, ainsi que la discipline dans les classes et dans les établissements scolaires (63 %). Ce qu’ils ne cessent d'ailleurs de répéter sondage après sondage. Puis viennent l’aide aux élèves en difficultés (47 %), la formation des enseignants (45 %) et les programmes d’enseignements (42 %). La nécessité de changer les rythmes scolaires n’arrive qu’en 5e position, avec 26 %. Le ministre Peillon débute donc sa “refondation” sur un point non prioritaire aux yeux de l’opinion publique (et de beaucoup d’enseignants). Par ailleurs, son insistance à voir dans l’usage des nouvelles technologies la solution à tous les problèmes pédagogiques semble encore moins en phase avec les nécessités du moment ressenties par les Français, avec un modeste 14 %.

Affubler du nom pompeux de “refondation de l’école” les quelques réformes non prioritaires qui se profilent (et qui se font sur le dos des enseignants) apparaît au mieux comme une erreur de communication, au pire comme une véritable escroquerie.

C’est bien connu : chaque ministre de l’Éducation veut faire sa réforme. Le ministre Peillon se place logiquement dans cette tradition, désastreuse pour notre système éducatif.

À l'inverse, les fondateurs de l’École républicaine ont fait preuve d'une vision d'ensemble qui a permis d’établir un système éducatif stable sur la très longue durée qui va des années 1880 aux années 1960. Depuis l’effondrement de ce système, à la fin des années 1960, les ministres successifs naviguent à vue, et même à courte vue. Nous allons d’une perte d’ambition éducative à une autre, d’un abandon d’exigences à un autre, d’une déshérence pédagogique à une autre. Les programmes deviennent de véritables peaux de chagrin qui rétrécissent à chaque nouvelle mouture.

Avec une “refondation” de ce calibre, la déconfiture n’est pas près de s’arrêter. Attendons-nous donc à voir les performances des élèves français continuer leur stupéfiante chute libre...

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