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samedi 10 mars 2012

Permettre le choix du numérique à l'école (CNNum)

Conseil National du Numérique
Avis n° 10 du 06.03.2012



« Apprendre à l’heure du numérique, c’est acquérir à la fois la culture numérique et la maîtrise des outils numériques. Ce sont les deux facettes indissociables d’une évolution qui affecte l’ensemble de la société, mais peine paradoxalement à toucher l’École. Le défi pour l’Institution est de mettre à profit les logiques nouvelles dont le numérique est porteur. »

Nous rejoignons tout à fait cette conclusion du rapport. À la fois sur la nécessité d’utiliser au quotidien le numérique dans l’enseignement parce que notre métier est de préparer les élèves à s’insérer dans la société d’aujourd’hui et dans la vie active. Et aussi sur le constat que le recours aux nouvelles technologies reste encore marginal dans les écoles. Pour plusieurs raisons : le coût, la maintenance, le choix du matériel et des logiciels… et l’absence de formation des enseignants.

Dans ce rapport, le Conseil national du Numérique fait trois recommandations pour surmonter ces difficultés :
- Une mutualisation au niveau régional, avec les académies et les collectivités, des responsabilités techniques et pédagogiques relatives au numérique, sur la base du volontariat. L’État doit fournir des incitations à adhérer à cette structure garante de la cohérence et de la pérennité des projets numériques.
- La mise en place au niveau national, d’un organe de réflexion, de conseil et d’accompagnement sur l’école numérique. Cet organe mixte doit être composé de personnes qualifiées issues du milieu enseignant mais aussi du monde du numérique.
- Une plate-forme collaborative de référencement des ressources pédagogiques numériques. Les enseignants doivent disposer d’outils de recherche et de collaboration leur permettant de faire circuler et retrouver rapidement les ressources pédagogiques les plus adaptées à leurs besoins.


Le courant de la Pédagogie Explicite est très favorable à l’utilisation des outils numériques (tableaux numériques interactifs, ordinateurs portables, tablettes tactiles…) à condition de les considérer strictement comme des outils. Nos pratiques d’enseignement sont particulièrement adaptées aux nouvelles technologies et nous y avons recours chaque fois que les moyens mis à notre disposition nous le permettent.

Pourtant, parmi les personnalités auditionnées par le CNNum, aucune ne représentait notre courant pédagogique. En revanche, on note la présence quasi-inévitable de Gabriel Cohn Bendit et de François Jarraud, piliers du constructivisme en France. De fait, les constructivistes se sont précipités sur le numérique en proclamant que c'était l'alpha et l’oméga de tout apprentissage. Le numérique comme panacée à tous les maux de l'École... dont leurs croyances idéologiques sont responsables. Mais, en donnant trop d'importance au numérique, ils ne font, une fois de plus, que transformer l'or en plomb.

Les partisans de l’enseignement traditionnel n’ont pas été non plus auditionnés. Tant mieux. Parce qu’ils sont très hostiles aux TICE, pour la bonne raison que Ferdinand Buisson n’en parle pas dans son Dictionnaire pédagogique de 1911. En lieu et place d’ordinateurs, ils proposent sans rire que les Conseils généraux distribuent aux collégiens… des bouliers !

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