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vendredi 7 décembre 2012

Rapport 2012 (Haut Conseil de l'Éducation)

07.12.2012





Avec ce rapport, nous assistons au chant du cygne de cette institution. Dans son projet de loi de refondation de l’École, le nouveau ministre a en effet prévu la disparition du Haut Conseil de l’Éducation.

Que nous disent in extremis les neuf sages du HCE ? Tout simplement, ils nous ressortent toute une collection de poncifs habituellement présentés comme des solutions miracles aux problèmes du système éducatif français. Tout n’est pas à rejeter, mais l’expérience nous a appris qu’il y a loin entre la déclaration devant les médias et la mise en application concrète. L’intention, généralement louable, est systématiquement desservie par un passage à l’acte à la fois contraint par les nécessités budgétaires et perverti par les conceptions erronées du constructivisme pédagogique.


Pour le HCE, il s’agit donc de clarifier le socle commun, de mieux articuler le primaire et le collège, de favoriser la maternelle et l’élémentaire, de réduire l’échec scolaire et les sorties sans diplôme, de reconstruire une formation initiale des enseignants, en alternance et avec l’université, de faire un effort de recrutement de nouveaux enseignants, d’augmenter l’autonomie des établissements scolaires, de définir par contrat les objectifs à atteindre, d’évaluer les expérimentations, de développer la recherche en éducation, de diffuser les résultats de la recherche aux enseignants de terrain, de favoriser l’utilisation du numérique…


Curieusement, tous ces points se retrouvent dans le projet de loi de Peillon. Le HCE veut-il plaire au nouveau ministre ?

Le rapport se termine sur une dernière recommandation : « confier l’évaluation des résultats de notre système éducatif à une autorité indépendante de plein exercice, afin de créer dans notre pays les conditions d’un plus large consensus sur l’éducation ».


Cette recommandation pourrait être perçue comme une supplique. Il ne serait pas surprenant que les membres du HCE veuillent se recaser dans le nouveau Conseil national d’évaluation du système éducatif. S’ils y parviennent, il sera alors intéressant de voir qui a sauvé sa prébende et qui a été remercié. Déclarée « personnalité contestée » par le Café pédagogique, je parie que Nathalie Bulle disparaîtra de la nouvelle instance. Revenus en force dans les fourgons du nouveau gouvernement, les constructivistes veillent à éliminer tout contestataire. Comme à leur habitude !


L’école véritablement efficace attendra donc encore…


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