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jeudi 27 septembre 2012

Sondage : Les enseignants pessimistes sur les effets de la réforme de l’école

Source : Les Échos



L'Union des cadres de la CGT rend public aujourd'hui un sondage qui montre l'ampleur du malaise des enseignants au moment où Vincent Peillon lance sa réforme de l'école.


Le sondage que publie aujourd'hui l'Union des ingénieurs, cadres et techniciens de la CGT donne un aperçu du moral des enseignants qui ne va pas manquer d'inquiéter Vincent Peillon. Il montre en effet que, pour l'heure, le ministre de l'Éducation n'a pas ou pas encore réussi à les convaincre que la réforme de l'école qu'il vient de lancer va améliorer leur situation.

Il y a bien sûr de bonnes nouvelles. L'enquête réalisée par Opinionway auprès d'un échantillon représentatif de 605 enseignants montre que 80 % d'entre eux   ont choisi leur métier par vocation et que 86 % ont le sentiment de faire quelque chose d'utile pour la société. En outre, 86 % se déclarent motivés par leur travail et 81 % en sont fiers. De quoi contenter Vincent Peillon, qui évoque régulièrement la vocation comme critère décisif d'option pour l'enseignement.

Mais, signe du malaise des enseignants, un sur trois se déclare insatisfait de l'exercice de son métier. La faiblesse des salaires est la seconde raison invoquée, derrière la reconnaissance insuffisante du métier (32 % contre 40 %). Ce n'est pas une surprise. Vincent Peillon, lui-même, pointe régulièrement le problème, même s'il reconnaît que l'État n'a pas les moyens d'augmenter leur rémunération et que les créations de postes sont prioritaires.

La très mauvaise image qu'ont les enseignants de leur employeur, dont seulement 11 % estiment qu'il donne des moyens suffisants à ses salariés pour travailler dans de bonnes conditions, 8 % qu'il les valorise et les défend et 6 % qu'il les forme bien, n'est pas non plus une surprise, mais elle montre l'ampleur du chemin à parcourir en matière de gestion des ressources humaines.

Mais le plus inquiétant concerne la perception par les enseignants de l'avenir. Le sondage révèle l'existence d'un fort scepticisme sur le volontarisme affiché par le ministre depuis son installation Rue de Grenelle. Pour l'instant, Vincent Peillon ne leur a manifestement pas rendu espoir : 82 % des professeurs interrogés, primaire et secondaire confondus, sont pessimistes sur leur propre avenir en tant qu'enseignant, 83 % le sont sur celui de l'Éducation nationale, 84 % le sont sur l'avenir du système éducatif français et 88 % sur l'évolution de leurs conditions de travail. Pour l'Ugict-CGT, « ce pessimisme s'explique en partie par l'empilement de réformes et de directives, parfois contradictoires, jamais évaluées, qui ont toujours été en décalage complet avec les   objectifs affichés ».



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