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mardi 4 janvier 2011

L'impact de la mutation des familles sur l'école (Jean-Luc van Kempen)

ou

Pourquoi les enseignants ont-ils souvent l'impression de devoir prendre en charge des missions de la famille ?

Analyse UFAPEC 2010 n° 14
Bruxelles



Voici les conclusions de cette très pertinente analyse :

La famille est plutôt conçue comme un espace d'épanouissement personnel qui n'accepte plus aussi facilement les règles qui devraient permettre aux enfants de s'insérer dans la vie sociale et, en premier lieu, au sein de l'école.
Les séparations et les recompositions des familles liées et à la dynamique d'égalisation des individus ont eu des conséquences indéniables. L'autorité paternelle a évolué vers l'autorité parentale parallèlement à une meilleure prise en considération des droits de l'entant.
Les attentes des parents à l'égard de l'école portent surtout au niveau de l'épanouissement de leur enfant, sans nécessairement se rendre compte qu'il doit apprendre à être « un parmi d'autres ». Un grand nombre de parents comprennent plus difficilement la visée collective et impersonnelle de l'école.
L'école est donc confrontée à des difficultés résultant du fait que la famille n'apprend plus nécessairement à l'enfant à respecter un certain nombre de codes.
Les enseignants ont souvent l'impression de devoir prendre en charge des missions de la famille. L'éducation scolaire actuelle vise aussi bien à faire respecter des règles de vie collective qu'à transmettre des connaissances et faire acquérir des compétences.
Si la famille est un espace privé où il est essentiel que chacun puisse exprimer sa singularité dans un souci d'épanouissement de chacun, il importe aussi que la famille ne soit pas un cocon qui protège les enfants de la société dans laquelle ils doivent vivre.
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