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jeudi 29 juillet 2010

Note de synthèse sur la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement primaire (IGEN - IGAEN)

Juillet 2010 : la mise en œuvre des programmes dans les classes et les évaluations nationales des élèves comme outil de pilotage du premier degré


Auteurs : Philippe Claus, Gilles Pétreault, François Louis
Note n° 2010-092
07.2010

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Les deux inspections générales sont chargées de l’accompagnement des réformes Darcos 2008 et de leur application. Un premier bilan d’étape était paru en 2009.Cette année, les inspecteurs ont centré leurs observations sur la mise en œuvre des nouveaux programmes dans les classes et sur l’usage des évaluations. Plusieurs constats inégalement intéressants et utiles sont faits dans cette étude.

Pour ne pas surcharger ce bref commentaire, je ne retiendrai que cet état des lieux (p 3) : « Du côté des enseignants, les contestations frontales sur les programmes se sont éteintes. Subsistent cependant un certain nombre de craintes ou d’interrogations : l’inquiétude première est celle de ne pouvoir parvenir à assurer pleinement son enseignement, lorsque s’exprime, de façon récurrente dans les entretiens, le sentiment que les programmes se sont alourdis, qu’ils comportent aujourd’hui un plus grand nombre de connaissances ainsi que des notions qui ont gagné en complexité, et que simultanément les horaires se sont réduits ; les questions portent alors sur l’organisation des apprentissages, estimant qu’en classe dans le temps imparti « il n’y a de place que pour des notions nouvelles » et que les occasions pour effectuer des retours nécessaires à la consolidation des acquis des élèves sont trop peu nombreuses ; ou bien, l’idée qu’il convient de « donner du sens aux apprentissages » conduit à privilégier des situations de découverte qui demandent du temps… et font que l’objectif de couvrir l’ensemble des programmes se transforme en une course que tous n’arrivent pas à achever. »

Et pour cause : quand on s’acharne à vouloir enseigner selon les modèles constructivistes, on perd un temps fou pour un résultat médiocre (les bons s’en tirent plus ou moins, les mauvais coulent à pic et les moyens vivotent en surnageant ou en buvant la tasse). Le fait de donner des objectifs précis par niveau dérange énormément les collègues qui préfèrent les “promenades pédagogiques” à un enseignement structuré des matières fondamentales. D’où cette opposition aux programmes de 2008 de la part de “résistants” qui regrettent les programmes de 2002 et la latitude qu’ils laissaient de remettre les apprentissages à plus tard et à d’autres…

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